Montpellier : Stoppées après la construction de l'Arbre blanc, les Folies architecturales sont de retour

URBANISME La mairie relance le projet, qui vise à imaginer des immeubles aux allures folles

Nicolas Bonzom
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L'Arbre blanc à Montpellier
L'Arbre blanc à Montpellier — N. Bonzom / Maxele Presse
  • La ville de Montpellier relance les Folies architecturales.
  • Ce projet d’urbanisme, qui vise à offrir des immeubles aux allures folles, avait notamment permis à l’Arbre blanc de sortir de terre, dans le quartier Richter.
  • Des Folies devraient être construites à Ovalie, sur le Lez ou… sur le toit du Corum.

Montpellier (Hérault) relance les Folies. Et si le programme dévoilé par la mairie va à son terme, la ville aura des airs, dans quelques années, un immense musée d'architecture à ciel ouvert. Initié lors de la mandature d’Hélène Mandroux (PS), le projet, qui vise à concevoir des bâtiments aux allures folles, avait été abandonné par son successeur, Philippe Saurel (divers gauche). Michaël Delafosse (PS), élu maire en 2020, glisse que l’idée, qu’il avait initiée en tant qu’élu à l’urbanisme, a été « brutalement » et « injustement » interrompue.

Seuls deux des douze constructions prévues sont sorties de terre : la Folie divine, à la Lironde, et l’Arbre blanc, à Richter, sur le terrain d’un bâtiment désaffecté d’un leader des télécommunications. Dommage, note le maire, parce que les Folies, au-delà de contribuer au rayonnement culturel de Montpellier, ne coûtent pas un sou à la ville. Au contraire, « ça rapporte », confie-t-il, car « les terrains, nous les vendons aux promoteurs ».

« On a voulu montrer que chaque quartier pouvait avoir sa Folie »

Les Folies, poursuit Michaël Delafosse, « c’est l’expression d’une ambition, nourrie par des convictions. La conviction qu’il faut de l’esthétique, dans une ville. Qu’il faut penser la ville de l’après-Covid-19. Penser l’enjeu écologique. Et enfin, comment la fabrication de la ville nourrit la culture. » La ville de Montpellier, qui veut « de l’innovant » et « du décalé », explique Maryse Faye (PS), élue à l’urbanisme, a ainsi prévu la construction de 13 nouveaux bâtiments, aux quatre coins de la ville. « On a voulu montrer que chaque quartier pouvait avoir sa Folie », note l’adjointe au maire.

Un premier appel à candidatures, destiné aux architectures, paysagistes et constructeurs, a été lancé. Ils peuvent d’ores et déjà attaquer les brainstormings, pour imaginer les futures Folies construites sur l’îlot Vernière (au Corum), près de la place Manuguerra (au Parc Marianne), à République, au Nouveau Saint-Roch et à Ovalie.

Le deuxième sera lancé à l’automne. Il concernera les Folies créées sur le Lez (à l’entrée de la ville, au niveau du pont Chauliac), à Cambacérès, à la Restanque, dans l’ancien mess des officiers à Montcalm, à la Mosson, et à Beausoleil (où il y en aura deux). Mais aussi… sur le toit du Corum, où se trouve l’héliport. A noter que toutes ne seront pas forcément des immeubles d’habitation. Elles pourront aussi accueillir des restaurants, des bureaux, ou des lieux culturels. « Evidemment, note le maire, sur le toit du Corum, ce ne sera pas des logements. » Quoi, alors ? Réponse l'année prochaine, quand les premières images des futures Folies seront dévoilées.