Montpellier : Dans son atelier, ce fou de vélo retape les bicyclettes en vogue il y a plus d’un siècle

BICLOU Sacha Soultanian a ouvert son atelier dans l’Ecusson, à Montpellier

Nicolas Bonzom
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Sacha Soultanian, perché sur son grand bi, à Montpellier
Sacha Soultanian, perché sur son grand bi, à Montpellier — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Sacha Soultanian a ouvert à Montpellier un atelier où il répare les bicyclettes les plus récentes, mais aussi celles qui étaient en vogue il y a plus d’un siècle.
  • Ce Montpelliérain, ancien éducateur pour enfants, a même entamé une collection, il y a quelques années. « J’ai commencé par les modèles des années 1960, puis je me suis éloigné, petit à petit, jusqu’à arriver sur ceux d’avant 1900, jusqu’à 1920. »
  • Réparer de vieux biclous, ça demande, toutefois, pour ce passionné de vélo, de dénicher les pièces adéquates. « Forcément, plus c’est vieux, et plus les pièces vont être rares. On peut tout trouver… Maintenant, à quel prix ? »

Perché sur son grand bi de la fin du XIXe siècle, Sacha Soultanian. ne passe pas inaperçu, dans l’Ecusson, à Montpellier (Hérault). « La première fois que je suis monté là-dessus, je me suis dit "C’est pas possible, je vais me prendre le mur !" », se marre ce Montpelliérain de 28 ans. Ce fou de vélo, ancien éducateur spécialisé pour enfants, a ouvert, à l’angle de la rue de Candolle et de la rue de l'Université, l’atelier de ses rêves : Chez Sacha, bikes and old bikes addict.

Sacha Soultanian, dans son atelier, à Montpellier
Sacha Soultanian, dans son atelier, à Montpellier - N. Bonzom / Maxele Presse

L’artisan, qui a tout expérimenté, ou presque, sur deux roues (course, descente, BMX…), répare les bicyclettes les plus récentes, mais aussi les plus anciennes. Même celles d’avant 1900, qui n’avaient pas vraiment la même tête que celles qui filent, aujourd’hui, sur les pistes cyclables de la ville. Sacha Soultanian a même entamé, il y a quelques années, une collection de vélos en tous genres. « J’ai commencé par les modèles des années 1960, puis je me suis éloigné, petit à petit, jusqu’à arriver sur ceux d’avant 1900, jusqu’à 1920. C’est une grande partie de ma collection. »

« Forcément, plus c’est vieux, plus les pièces vont être rares »

Comme un passionné de jeux vidéo qui plongerait dans le retrogaming, il chine dans les brocantes, parcourt les sites de petites annonces. A la déchèterie, même, parfois. Et il s’invite dans les greniers. De vieux vélos, dans les vieilles maisons, il y en a encore des tas, est-il persuadé. « Je pense qu’on ne soupçonne pas à quel point ! », confie Sacha Soultanian. Alors bien sûr, « ça prend de la place », sourit l’artisan. « J’en mets partout ! Il y en a ici, dans une maison à la campagne, chez mes parents… »

Réparer de vieux biclous, ça demande, toutefois, de dénicher les pièces adéquates. « Forcément, plus c’est vieux, et plus les pièces vont être rares. On peut tout trouver… Maintenant, à quel prix ? » Heureusement, Sacha Soultanian, a accumulé, depuis des années, pas mal de trésors. Et ce n’est pas si rare, dit-il, que des gens roulent sur de vieilles bicyclettes. « Beaucoup ! », assure-t-il. Pas sur un grand bi, bien sûr, mais sur un Peugeot des années 1980, oui. Car ces vélos, « ils sont presque increvables ! »