Montpellier : En créant sa propre signature olfactive, le lycée Jules-Ferry se met au parfum

FLORAL ET BOISE Les élèves de l’établissement ont travaillé avec l’atelier du parfumeur montpelliérain Arthur Dupuy pour créer cette fragrance inédite

Nicolas Bonzom
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Le lycée Jules-Ferry, à Montpellier, et sa douce fragrance.
Le lycée Jules-Ferry, à Montpellier, et sa douce fragrance. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • A Montpellier, le lycée Jules-Ferry a conçu avec le créateur Arthur Dupuy sa propre signature olfactive. Elle est diffusée dans certains espaces du lycée.
  • Le projet avait des vertus, bien évidemment, pédagogiques : les étudiants ont réalisé de A à Z, avec les équipes du parfumeur montpelliérain, cette fragrance inédite.
  • Mais il y a d’autres vertus à se doter, pour un lycée, d’une signature olfactive : fédérer, et créer un sentiment d’appartenance, comme les pulls logotés des campus.

Dans les couloirs du lycée Jules-Ferry, à Montpellier (Hérault), émane une douce fragrance. Pas celles des frites de la cantine, ni des surligneurs fluo. Plutôt un parfum subtil, à la fois floral et boisé. L’établissement a conçu, avec l’équipe du créateur montpelliérain  Arthur Dupuy, sa propre signature olfactive. Elle est diffusée, depuis plusieurs semaines, dans certains espaces du  lycée. « On commence, petit à petit, véritablement à se l’approprier », confie Dabia Sadellah, professeure d’économie, de gestion et de marketing, l’une des enseignantes qui a mené le projet.

Pour créer cette odeur, les étudiants en management, en vente et en esthétique ont travaillé « main dans la main » avec les équipes d’Arthur Dupuy. Il a d’abord fallu définir ce que ce parfum devait évoquer, puis soumettre un brief aux nez du créateur montpelliérain. Ainsi est né un parfum avec « un équilibre juste, autour d’un floral, mais aussi avec un côté plus jeune, plus sucré, plus gourmand, autour de la framboise et de la rose, et un autre côté plus boisé, du pin maritime, du cèdre, que l’on retrouve dans les parfums tendance du marché, confie Arthur Dupuy. Il fallait un parfum intergénérationnel, qui plaise autant aux femmes qu’aux hommes, et qu’il ne soit pas ostentatoire. »

« C’était l’odeur de mes études ! »

Le projet avait des vertus, bien évidemment, pédagogiques, confie Dabia Sadellah. En faisant, notamment, appel aux compétences des différentes sections du lycée, et en développant la créativité des élèves. Mais, hormis celui d’initier les étudiants à sa création de A à Z, il y a d’autres avantages, pour un lycée, à avoir sa propre signature olfactive. D’abord, l’idée, c’est de « fédérer », reprend Arthur Dupuy. « Pas seulement les étudiants, mais aussi les enseignants, et les personnes de l’extérieur », confie-t-il.

Mais aussi de créer un sentiment d’appartenance à l’établissement montpelliérain. Comme les pulls, arborant les noms des campus. « C’est un peu comme les pulls, les tee-shirts ou les casquettes logotés, explique le parfumeur. Mais c’est beaucoup plus fort, encore. L’odeur est rattachée à un contact avec un professeur, à une salle, à un projet que l’on a réussi. Demain, elle deviendra pour les anciens étudiants une véritable madeleine de Proust. En ressentant à nouveau cette odeur, on se dira "C’était l’odeur de mes études ! Ça me fait penser à mes professeurs, à mes copains." »