Montpellier : La police municipale installe des « commissariats de proximité » avec ses postes mobiles

SECURITE Montpellier dispose désormais de trois postes mobiles pour ses policiers municipaux, et il devrait en avoir quatre autres avant 2026

Nicolas Bonzom
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L'un des postes mobiles de la police municipale de Montpellier
L'un des postes mobiles de la police municipale de Montpellier — N. Bonzom / Maxele Presse
  • La police municipale de Montpellier s’est dotée de deux nouveaux postes mobiles.
  • Ces fourgons électriques, siglés aux couleurs de la police municipale, permettent aux agents de s’implanter de façon éphémère dans un quartier de la ville.
  • L’objectif, c’est notamment d'« être visible, pour dissuader », explique Sébastien Cote (PS), élu à la tranquillité publique. « Et ça fonctionne », affirme-t-il.

Montpellier (Hérault) réinvente la  police de proximité. La ville, dont le maire, Michaël Delafosse (PS), a souhaité faire de la reconquête de l’espace public une priorité, a acquis deux nouveaux postes mobiles pour sa police municipale. C’est Philippe Saurel (divers gauche), son prédécesseur, qui avait initié ce dispositif. Ces fourgons électriques, siglés aux couleurs de la  police municipale, permettent aux agents de s’implanter de façon éphémère, un matin ou une après-midi, dans un quartier.

La commune en aujourd’hui a trois, et il y aura quatre de plus avant la fin de son mandat, en 2026, promet Michaël Delafosse. « Ce sont de véritables commissariats de proximité », note l’élu. L’objectif, pour les 183 agents de la police municipale, est d’intervenir plus facilement dans les quartiers, ou d’appeler des collègues en renfort, ou la police nationale. Mais aussi, d’être vu. « Etre visible, pour dissuader », explique Sébastien Cote (PS), élu à la tranquillité publique. « Et ça fonctionne », affirme-t-il.

A l'intérieur de l'un des postes mobiles de la police municipale de Montpellier
A l'intérieur de l'un des postes mobiles de la police municipale de Montpellier - N. Bonzom / Maxele Presse

« Seule la police municipale a connaissance » du planning des postes mobiles

Pendant que certains policiers sont présents au sein du poste mobile, d’autres sont en patrouille dans le quartier. Ces fourgons, construits spécialement pour la ville de Montpellier, s’installeront sur la place de la Comédie, mais aussi aux Arceaux, à Celleneuve, à Lemasson, à Malbosc ou encore à Saint-Martin. Mais le calendrier des déplacements de ces postes mobiles est top secret. « Seule la police municipale a connaissance » du planning, confie Jérémie Guiraudou, le directeur de la police municipale. Ces fourgons permettront aussi à la police municipale d’être présente lors d’événements ponctuels, comme les festivités du 14 juillet ou le Fise.

A Celleneuve, une habitante, membre du comité de quartier, semble satisfaite de ce dispositif. « Ils stationnent, ils recueillent les doléances des habitants, cela crée un contact direct », confie-t-elle. Mais est-ce que cela dissuade les délinquants de passer à l’acte ? « La délinquance la plus embêtante, je ne sais pas si ça la dissuade réellement, reprend cette habitante. Ça la dérange un peu, sans doute. Mais bon, ils [les policiers municipaux] ne sont là qu’une demi-journée dans le quartier… »

« Mercredi, j’ai discuté une demi-heure avec eux »

A Malbosc, une habitante, elle aussi membre du comité de quartier, s’interroge également. « Peut-être il y a de la dissuasion, je ne sais pas. » Elle poursuit : « J’aime bien, on peut aller les informer. C’est dommage, d’ailleurs, que peu de monde s’y arrête. Mercredi, j’ai discuté une demi-heure avec eux. J’apprends comment ils travaillent, et eux, apprennent des choses qui se passent dans le quartier. »

Pour Jean-Marie Quiesse, président du comité de quartier de l’Ecusson et de Saint-Roch, ces postes mobiles de la police municipale sont « une opération appréciée » et « assurent une présence sur la place [de la Comédie], ce qui n’est pas plus mal. Je vois parfois des habitants aller à la rencontrer des policiers municipaux. » Mais « ce que réclament les habitants, c’est une présence la nuit, complète Jean-Marie Quiesse. C’est là, le véritable problème. » Et ça, pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour.