Coronavirus à Montpellier : Le médecin antivax Denis Agret en garde à vue, son procès reporté

ENQUETE L'homme, figure des opposants à la politique sanitaire du gouvernement, a été interpellé mardi

N.B.
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Des manifestants se sont rassemblés devant le tribunal pour soutenir Denis Agret
Des manifestants se sont rassemblés devant le tribunal pour soutenir Denis Agret — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Le médecin anti-vaccin Denis Agret a été placé en garde à vue, mardi.
  • Son procès, prévu ce mercredi au tribunal correctionnel, a été reporté.
  • En septembre, l’homme avait indiqué qu’il rendait sa blouse de médecin.

Le médecin anti-vaccin Denis Agret a été interpellé et placé en garde à vue, mardi, au commissariat de Montpellier (Hérault), a appris 20 Minutes, de sources concordantes. L’homme était toujours entendu par les policiers, ce mercredi après-midi. Son procès, qui devait se tenir aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Montpellier n’a pas eu lieu. L'audience a été reportée au 23 février.

Il devait être jugé pour mise en danger de la vie d’autrui, et atteinte à la vie privée, pour avoir photographié, dans une école, des enfants à qui il avait demandé d’enlever leurs masques, et avoir diffusé les clichés sur Internet, sans l’autorisation de leurs parents.

Le procureur de Montpellier saisi

Ce mercredi, quelque 200 manifestants se sont rassemblés devant le tribunal correctionnel, pour réclamer sa libération, avant de prendre le chemin du commissariat.

Denis Agret, figure des antivax avait annoncé en septembre qu’il rendait sa blouse de médecin. Le 23 septembre, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie et le ministre de la Santé avait indiqué avoir saisi le parquet de Montpellier, après la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo, sur laquelle l’égérie des antivax est soupçonnée d’avoir proféré des propos menaçants à l’encontre des dirigeants de l’ARS.

Selon l’avocat de Denis Agret, Jean-Charles Teissedre, cité par l’AFP, le médecin a été placé en garde à vue pour être notamment entendu sur ses déclarations visant l’ARS. Vendredi 8 octobre, le parquet a indiqué à 20 Minutes que l'homme fait l’objet de poursuites pour détournement de données à caractère personnel et de menaces de mort à l’encontre de chargés de mission de service public. Il sera jugé en janvier.