Montpellier : Les taxis autorisés à utiliser des voies bus et vélos à certaines conditions

TRANSPORTS Seuls certains tronçons sont ouverts aux taxis, et à la condition de se rendre dans un centre de santé

Nicolas Bonzom
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Un taxi (illustration).
Un taxi (illustration). — G . VARELA / 20 MINUTES
  • Depuis plusieurs semaines, les taxis se mobilisent, à Montpellier, pour que la Métropole les autorise à utiliser les voies mixtes, réservées aux bus et aux vélos.
  • La Métropole de Montpellier les autorise désormais à utiliser certains couloirs de bus, dans deux tronçons, mais seulement pour rejoindre les principaux centres de santé.
  • Pour Xavier Renard, le porte-parole de la Fédération des taxis indépendants (FTI) de l’Hérault cette décision de la collectivité est « une bonne avancée ».

Depuis plusieurs semaines, les taxis se mobilisent, à Montpellier (Hérault), pour que la Métropole les autorise à utiliser les voies mixtes, réservées aux bus et aux vélos. Une nécessité économique, mais aussi au regard du service rendu à la population, pour ses représentants. « Nous transportons des personnes âgées, qui ne peuvent pas avoir accès aux transports en commun, confiait à 20 Minutes, le 14 avril, Eric Déjean, président de la Fédération nationale des artisans taxis (FNAT) de l’Hérault. Tout le monde n’a pas non plus la possibilité, à 85 ou 90 ans, de se déplacer à vélo. Et avec l’épidémie, les personnes âgées se sentent en sécurité dans un taxi. »

Face aux revendications, la Métropole a lâché (un peu) de lest : elle a autorisé les taxis à utiliser les couloirs de bus, mais seulement « pour rejoindre les principaux centres de santé, permettant ainsi de réduire le temps de trajet de patients souffrant de pathologies lourdes », indique la collectivité. Ne sont concernés par cette tolérance que les tronçons de la rue de Puech-Villa et l’avenue des Apothicaires entre l’avenue Ernest-Hemingway et la rue de la Croix Verte, permettant la desserte de l’ICM (Institut du Cancer de Montpellier), et les avenues Sabatier-d’Espeyran, Henri-Dunant et de la Justice de Castelnau entre l’avenue Flahault et la rue de Montasinos, pour se rendre au CHU.

« Une bonne avancée »

« Tous les autres axes restent interdits aux taxis et demeurent réservés aux bus et vélos, ainsi qu’aux véhicules de secours », précise la Métropole de Montpellier, dans un communiqué. En contrepartie, les taxis ont promis, sur ces voies, qu’ils ne dépasseraient pas les cyclistes, et qu’ils ne les utiliseraient qu’en cas « de congestion du trafic ».

Xavier Renard, porte-parole de la Fédération des taxis indépendants (FTI) de l’Hérault se réjouit de cette avancée. « On nous avait opposés une fin de non-recevoir, un "non" non négociable, confie ce chauffeur de taxi, ce dimanche. Et aujourd’hui, la Métropole met en place des couloirs sanitaires. C’est une bonne avancée, car ils ont compris que certaines personnes n’ont aujourd’hui pas d’autres solutions que de se déplacer en taxi. »

Et, se réjouit Xavier Renard, la Métropole a « bien compris que les taxis étaient un acteur majeur » dans les transports dans l'agglomération. En ce sens, les professionnels seront conviés « à l’ensemble des réunions sur la mobilité » au même titre que la Tam ou les associations de cyclistes. « Nous allons participer à l’élaboration de la ville de demain », confie le représentant de la FTI de l’Hérault.