Montpellier : Une marque de chaussettes dépareillées pour ne plus se prendre la tête le matin

STYLE Nacer Ghemid a lancé sa collection après la fermeture d’une boutique de prêt-à-porter où il travaillait

Nicolas Bonzom

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La collection Cruel Dilemme
La collection Cruel Dilemme — Elise Ortiou Campion
  • Le Montpelliérain Nacer Ghemid a créé une collection de chaussettes colorées qui peuvent parfaitement se porter dépareillées : Cruel Dilemme.
  • « Je ne voulais surtout pas que les gens disent "Ah, mais tu t’es trompé de chaussettes !", mais plutôt "Ah, c’est stylé !" », confie l’entrepreneur montpelliérain.
  • Les chaussettes sont fabriquées dans un atelier français, dans le Limousin.

Lassés de mettre à sac vos placards chaque matin pour mettre la main sur les deux mêmes chaussettes ? Nacer Ghemid a une solution pour vous. Ce Montpelliérain, ancien responsable d’une boutique de prêt-à-porter, a lancé Cruel Dilemme, une marque de chaussettes… qui peuvent parfaitement se porter dépareillées.

« La chaussette, c’est vraiment mon accessoire fétiche, confie Nacer Ghemid, qui a créé son entreprise après la fermeture économique de son magasin, en raison de la crise. J’ai voulu créer un accessoire qui soit vraiment reconnaissable au premier coup d’œil, j’ai voulu en faire un atout fort du look. Je ne voulais surtout pas que les gens disent "Ah, mais tu t’es trompé de chaussettes !", mais plutôt "Ah, c’est stylé !" »

Motifs et couleurs

Grâce à une étude savante des motifs et des couleurs, l’entrepreneur de 36 ans a concocté une collection de socquettes qui se marieront parfaitement les unes aux autres. Avec, toujours, une cohérence visuelle. D’ailleurs, à l’achat, les chaussettes d’une même paire, si elles sont de la même couleur, sont déjà différentes : un chat et un chien, un toucan et un perroquet… « L’harmonie, elle vient du orange, car les chaussettes sont orange sur la pointe et en haut de chaque pied », note le concepteur.

Mais porter des chaussettes dépareillées n’est pas (seulement ?) un signe de flemme. C’est aussi une question de style. Le chanteur Vianney s’affiche par exemple, régulièrement, avec des socquettes de couleurs différentes. « C’est devenu de plus en plus tendance de dépareiller les chaussettes, mais pas seulement, certains le font même avec les baskets, reprend l’entrepreneur montpelliérain. Sans doute que l’on est tous rebelle dans l’âme, et on a envie de s’affirmer. Malheureusement, la première chose que l’on voit chez nous, c’est notre tenue. Alors, on a envie de casser les codes. »

Fabriquées dans le Limousin

Et puis, les chaussettes, note Nacer Ghemid, ont toujours été l’accessoire qui permet de se différencier, même chez celle ou celui qui porte un tailleur ou un costume trois-pièces.

Il existe 30 paires différentes, et elles sont unisexes. Pour l’instant, elles sont uniquement en vente (15 euros la paire) sur la boutique en ligne de la marque. Et pour les fabriquer, Nacer Ghemid a parié sur le made in France : ses chaussettes sont tricotées dans l’atelier de la famille Broussaud, installé depuis 1938 dans un village du Limousin. « Ils ont un excellent savoir-faire, qui est reconnu, reprend le Montpelliérain. Les chaussettes françaises sont les meilleures chaussettes du monde. »