Montpellier : Un incubateur à l'université pour accompagner les étudiants entrepreneurs

FAC Les incubés y trouvent un lieu pour se réunir, un accompagnement personnalisé, du coaching ou des conseils financiers ou juridiques

Nicolas Bonzom

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L'incubateur I-Lab au sein de l'université de Montpellier
L'incubateur I-Lab au sein de l'université de Montpellier — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Un incubateur pour les étudiants entrepreneurs a ouvert à l’université de Montpellier.
  • Il accompagne les porteurs de projets à travers du coaching personnalité, des conseils juridiques ou financiers, des cours et en leur mettant à disposition des salles.
  • Dans la région, en 2018, le nombre d’étudiants entrepreneurs a bondi de 470 %.

Caroline, Karl, Tanguy, Théo, Olivier et Maxime partagent le même rêve : que leurs start-up éclosent. Depuis six mois, ces étudiants entrepreneurs de l'université de Montpellier (Hérault) ont rejoint l’incubateur I-Lab, sur le campus de Richter.

Désormais, ils n’œuvrent plus à la création de leurs entreprises sur le canapé de leur chambre universitaire, mais dans un lieu où tout est mis en œuvre pour les accompagner. Porté par l’université et l’école Montpellier Management, cet incubateur, qui tente de réconcilier les bancs de la faculté avec le monde de l’entreprise, leur propose un tas d’outils pour booster leurs projets. Huit étudiants, en sciences, en sport, en pharmacie ou en management, en bénéficient depuis le mois de mars.

Cours, coaching et mise en réseau

« Nous proposons aux incubés de les accompagner grâce à des pastilles de cours, individuels ou collectifs, du coaching personnalité ou de la mise en réseau, explique Sylvie Sammut, la directrice de l’incubateur I-Lab. Des étudiants en master 2, par exemple, seront à leurs côtés, dans leurs domaines de spécialité. Un étudiant en droit des contrats, par exemple, pourra venir accompagner les incubés sur ce thème. » Les étudiants entrepreneurs ont également accès à des espaces de co-working, à des salles de réunion. Comme si c’était, déjà, les locaux de leurs entreprises.

« Dire que l’on est dans un incubateur, c’est plus professionnel lorsque l’on va démarcher des personnes », assure Théo Aubaterre, titulaire d’un master de sport, qui crée Bless your mental, une entreprise qui accompagnerait les sportifs adolescents. « C’est un moyen pour approcher des financeurs, des banquiers, pour être conseillé sur le plan financier ou juridique, pour créer un business plan », reprend Tanguy Dréan, lui aussi diplômé en sport, qui porte le projet Apa Mouv, visant à créer des espaces facilitant les activités physiques pour les personnes en situation de handicap.

« Etre incubés a vraiment boosté notre projet »

Caroline Vallerey et Karl Collette, qui ont créé Charlie, une plate-forme qui aide les entrepreneurs dans leur gestion administrative, se réjouissent également de côtoyer, au sein de l’incubateur, d’autres jeunes chefs d’entreprise. « Étant donné que l’on s’inspire des difficultés rencontrées par les entrepreneurs dans leur quotidien, le fait d’être au plus près d’eux, de se trouver dans un écosystème entrepreneurial, est primordial pour nous », explique Karl Colette. « Etre incubés a vraiment boosté notre projet », assurent ces deux étudiants de l’école Montpellier Management. « Étant issus de formations scientifiques, l’incubateur nous permet d’acquérir des compétences en marketing, en droit et en communication, se réjouissent Olivier Kaakeh et Maxime Ménardo, qui ont créé The Haï Mask, un masque qui permet de mesurer des paramètres physiologiques lors d’un effort. Cet incubateur est parfait pour entrer dans le monde de l’entreprenariat. »

Ce dispositif s’inscrit « dans le contexte d’une progression très sensible du statut d’étudiant entrepreneur », indique l’université de Montpellier. Notamment au niveau régional : leur nombre a bondi, en 2018, de 470 % en Occitanie. Et pour faire d’une pierre deux coups, des chercheurs, qui travaillent sur les dispositifs d’incubation, vont s’appuyer pour leur étude sur le destin de ces futurs chefs d’entreprise.