Montpellier : Un mur anti-débordement pour protéger le CHU, en proie aux inondations

CHANTIER Les travaux ont débuté en août, et devraient être achevés d'ici 2022

Nicolas Bonzom

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Les urgences de l'hôpital Lapeyronie à Montpellier (illustration)
Les urgences de l'hôpital Lapeyronie à Montpellier (illustration) — Xavier Malafosse/SIPA
  • Une partie des infrastructures du CHU de Montpellier est en proie aux inondations.
  • Plusieurs chantiers sont lancés pour le sécuriser, dont la création d'un mur.
  • Le projet, porté par la métropole, a reçu une aide de 1,8 million d'euros de l'Etat.

Il y a urgence, à l’hôpital de Montpellier(Hérault). Une partie des infrastructures du CHU est aujourd’hui en proie aux inondations, qui sont de plus en plus fréquentes depuis quelques années dans la région.

« Dans le cadre de l’actualisation du Plan de prévention du risque inondations, la métropole a réalisé des simulations d’épisodes pluvieux (…) en se basant sur les connaissances actuelles, intégrant les derniers épisodes cévenols et méditerranéens intervenus dans la région Occitanie, expliquent les services de l’hôpital à 20 Minutes. Ces simulations ont permis de mettre en évidence un potentiel risque en cas d’épisode d’intensité exceptionnelle. »

Un mur anti-débordement

Certaines parties basses de l’établissement pourraient ainsi être immergées. « Ces risques s’expliquent par plusieurs raisons, a expliqué ce mardi, lors du conseil métropolitain, Véronique Négret (divers gauche), maire de Villeneuve-lès-Maguelone, vice-présidente de la métropole chargée de la prévention des risques. Le CHU a été construit sur un site qui, au départ, était traversé par un cours d’eau, le Font d’Aurelle. On a déplacé ce cours d’eau. Aujourd’hui, à la faveur de fortes pluies, il arrive qu’il déborde. La deuxième raison, c’est que le CHU possède aujourd’hui des ouvrages de gestion des eaux fluviales qui sont sous-dimensionnés. Il faut donc les redimensionner. »

Des travaux ont été lancés en août, pour écarter tout risque. Le chantier consiste à construire un mur anti-débordement, le long de la route de Ganges et de la faculté de médecine, à surélever trois accès au CHU et à créer un bassin de 45.000 m3 sur le site de la Valsière, à Grabels.

L’Etat a débloqué des fonds

Représentant un montant global de 4,5 millions d’euros, le projet, porté par la métropole et le CHU, vise à sécuriser les hôpitaux de Lapeyronie et d’Arnaud-de-Villeneuve. Dans le cadre de son plan France Relance, l’État a débloqué une enveloppe de 1,8 million d’euros pour ces travaux.

Le mur et la surélévation des accès à l’hôpital de Montpellier devraient être achevés d’ici l’été prochain, « ce qui mettra à l’abri définitivement le CHU des inondations », note Véronique Négret. Le bassin de rétention sera, lui, construit en 2022.