Montpellier : Le « RER du littoral » entre Lunel et Sète est-il déjà sur les rails ?

TRANSPORTS La région Occitanie et la SNCF ont ajouté des trains entre les deux communes

Nicolas Bonzom

— 

Un TER, à Montpellier
Un TER, à Montpellier — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Depuis plusieurs années, le « RER du littoral » est dans les cartons de la région.
  • Mais cette ligne est déjà en place : des trains ont été ajoutés par la région Occitanie et la SNCF entre Lunel et Sète, en passant par Montpellier.
  • Des ajouts possibles grâce au contournement entre Nîmes et Montpellier.

Où en est le « RER du littoral » ? Ce projet de train à haute fréquence entre Sète, Montpellier et Lunel, dans l’Hérault, dont l’appellation fait référence à celui qui transporte les Franciliens de Paris à sa banlieue, est dans les cartons de la région depuis plusieurs années. Il semble que ce serpent de mer prenne forme, sans dire son nom.

Parmi les 72 nouveaux trains régionaux par jour, annoncés par la collectivité, figurent notamment 4 trains de plus par heure en période de pointe entre Montpellier et Lunel (soit 11 TER quotidiens supplémentaires) et 4 autres entre Montpellier et Sète (soit 14 TER quotidiens supplémentaires). Déjà, en 2019, la région Occitanie annonçait une hausse des fréquences sur cet arc méditerranéen particulièrement prisé.

« Nous répondons à une demande forte des habitants »

« La notion de RER n’est pas la bonne, corrige cependant Jean-Luc Gibelin (Nouveau monde), l’élu aux transports de la région. Le RER est un réseau spécifique, et dissocié. Quand il est repris dans un slogan, il est repris, à mon sens, de façon erroné. Un réseau dissocié, non, ce n’est pas le projet. Nous pensons qu’il y a un véritable intérêt à une intermodalité entre les différents modes de transport. En revanche, oui, nous avons développé de manière importante les TER entre Lunel et Sète parce que nous répondons, à cet endroit-là, à une demande forte des habitants. »

« On évoque Lunel et Sète, mais il ne faut pas oublier Baillargues ou Frontignan [deux gares présentes sur cette ligne], où il y a énormément de montées, ce sont des solutions qui sont de plus en plus prisées par les habitants », pointe Philippe Bru, le directeur régional de SNCF Voyageurs Occitanie, qui défend une « desserte fine du territoire ».

Grâce au contournement de Nîmes et Montpellier

La ligne qui va de Lunel à Sète passe en effet par les gares SNCF de Baillargues, Montpellier, Villeneuve-lès-Maguelone, Vic-Mireval et Frontignan. Désormais, par exemple, il y a 61 arrêts par jour à Baillargues ou 68 arrêts à Sète.

Selon Jean-Luc Gibelin, si ce coup d’accélérateur des fréquences entre la petite Camargue et l’Île singulière est possible, c’est grâce « au contournement ferroviaire entre Nîmes et Montpellier, qui a permis de déplacer [sur la ligne nouvelle] un certain nombre de trains de fret, et ainsi dégager des sillons et proposer plus de trains ».

Ainsi, comme l’avait rappelé Carole Delga (PS), en 2016, seul le prolongement de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Montpellier et Perpignan, dont le projet n’a eu de cesse d’être repoussé, permettrait d’aller plus loin dans la création de ce « RER du littoral ». Ou plutôt, dans ce TER à haute fréquence le long de la Méditerranée.