Montpellier : Dans le jeu « El chi chu mucho », on met K.-O. des catcheurs mexicains à coups de dés

JEU DE SOCIETE Le créateur montpelliérain de ce jeu, Jordi Rezhallah, participe au Festival international des jeux à Cannes ce week-end

Nicolas Bonzom

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Dans El chi chu mucho, chaque joueur incarne un lutteur mexicain
Dans El chi chu mucho, chaque joueur incarne un lutteur mexicain — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Le Montpelliérain Jordi Rezhallah a créé « El chi chu mucho », un jeu de société basé sur l’univers du catch mexicain. Ce week-end, il présentera son concept à Cannes.
  • L’année dernière, le créateur a remporté un trophée au festival Ludi Nord.
  • Aujourd’hui, Jordi Rezhallah lance une campagne de financement participatif.

Dans sa petite valise en cuir qu’il emporte partout, Jordi Rezkallah renferme des années de boulot : les prototypes d'« El chi chu mucho », le jeu de société qu’il a créé, en s’inspirant de l’univers du catch mexicain. Avec ses premières boîtes de jeu bricolées à la maison, cet étudiant de Montpellier en éducation musicale participera jusqu’à dimanche au Festival international des jeux, à Cannes, le « Mondial » du secteur.

En 2019, « El chi chu mucho » a décroché le prix du meilleur prototype dans la catégorie Famille, au festival Ludi Nord. Un trophée décerné par le public de l’événement.

« Un jeu très animé, court, familial »

« J’ai beaucoup aimé ce jeu, confie Jérôme Dupas, membre du comité des créateurs au sein du festival nordiste. C’est un jeu très animé, très dynamique, court, familial, avec un thème qui change un peu de ce que l’on trouve d’habitude. » « On a pu observer les réactions du public, c’est un jeu sur lequel il y avait énormément d’ambiance, des rires, avec un côté extrêmement convivial », reprend son camarade de jeu, François Martini.

« El chi chu mucho », c’est d’abord une histoire de copains. « Avec des potes, on se retrouvait en soirée, à la terrasse des cafés, et on jouait aux dés, raconte Jordi Rezhallah. Un jour, je me suis dit "Pourquoi je n’inventerais pas mon propre jeu ?" Rapidement, j’ai présenté les premières règles à des copains, et dès que j’avais de nouveaux mécanismes, on passait des nuits à les tester. On a beaucoup ri ! Tous ont fini par me dire qu’il ne fallait pas que ce jeu reste dans un placard. Alors, je me suis lancé. »

Jordi Rezhallah, le créateur du jeu El chi chu mucho
Jordi Rezhallah, le créateur du jeu El chi chu mucho - N. Bonzom / Maxele Presse

Ambiance, stratégie et adresse

Depuis près de quatre ans, il sillonne les festivals, les boutiques spécialisées et les bars à jeux pour présenter sa création. A El chi chu mucho, on peut jouer n’importe où, aux terrasses des cafés, par terre, ou sur la table du salon, confie son créateur. « Chaque joueur incarne un lutteur mexicain qui a ses propres caractéristiques, explique le Montpelliérain. Chacun a devant lui un ring, et est équipé d’un shooter avec deux dés. Quand la cloche retentit, on lève le shooter, on crie "Chi chu mucho", et on lance les dés. Si celui d’un adversaire tombe dans son ring, on perd les points qu’indique le dé. »

Dans El chi chu mucho, on doit mettre K.O. ses adversaires à coups de dés
Dans El chi chu mucho, on doit mettre K.O. ses adversaires à coups de dés - N. Bonzom / Maxele Presse

Chaque catcheur dispose de 10 points au début de la partie. Arrivé à zéro, il est déclaré K.-O. « Attention, car les dés peuvent se percuter, et on n’attaque pas toujours l’adversaire que l’on visait, reprend Jordi Rezkallah. Et si les dés tombent de la table, c’est "Par-dessus la troisième corde !", on perd des points. C’est un jeu d’ambiance, qui mêle aussi stratégie et adresse. Ça déclenche beaucoup de fous rires ! »

Pour accompagner le développement de son jeu, Jordi Rezkallah a lancé une campagne de financement participatif sur la plate-forme Ulule. Et espère, ce week-end, à Cannes, croiser des éditeurs qui se sentiraient une âme de catcheur mexicain.

Pour découvrir le jeu, c'est par ici.