Montpellier : En détournant du mobilier urbain, Efix donne vie à des personnages de la pop culture

MIEUX VIVRE LA VILLE Le street artist montpelliérain est suivi par près de 60.000 curieux sur Instagram

Nicolas Bonzom

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L'une des oeuvres du street artist montpelliérain Efix
L'une des oeuvres du street artist montpelliérain Efix — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Le street artist montpelliérain Efix détourne du mobilier urbain pour donner vie à des personnages issus de la pop culture : les Tortues Ninja, les Simpson, Disney…
  • Le jeune homme s’est notamment fait connaître en remplaçant des affiches électorales par des personnages de la série Monsieur Madame​.
  • « Quand je me balade en ville, je regarde tout, les moindres petits détails », confie-t-il.

La première fois qu’on a entendu parler d'Efix à 20 Minutes, c’était en pleine campagne des présidentielles, en 2017. A Montpellier, sur des panneaux électoraux, le street artist avait remplacé les Le Pen, Mélenchon et Macron par des personnages de Monsieur Madame. Une idée qui lui a valu un véritable buzz.

« Je ne m’y attendais vraiment pas, je l’ai simplement fait pour faire sourire, confie le street artist montpelliérain. Et ça a pris des proportions vraiment énormes ! » Depuis, ce trentenaire n’a jamais cessé d’arpenter les villes, essentiellement la sienne, Montpellier, pour mettre à profit sa créativité. Un simple mur, un lampadaire, un poteau, une fontaine ou une porte sont autant de prétextes, pour le jeune homme, pour donner vie à des personnages issus de la pop culture, des Simpson à Disney.

« J’aime vraiment la rue, confie Efix. Je fais du skate, et lorsqu’on fait du skate, on s’adapte au mobilier urbain, pour pouvoir faire des figures. Avec le street art, c’est un peu la même chose pour moi. Quand je me balade en ville, je regarde tout, les moindres petits détails, et lorsque quelque chose m’attire, je prends une photo. Puis je regarde les photos, je réfléchis, parfois longtemps, et d’un coup, l’idée me vient ! »

Un panneau Sens interdit devient ainsi, dans l’esprit d’Efix, le zinc du bar de Chez Moe, un tuyau le saxophone de Lisa Simpson, une boîte aux lettres de la Poste Bob l’éponge, ou le petit bonhomme vert des feux tricolores une Tortue Ninja. Sur Instagram, près de 60.000 internautes suivent les pérégrinations pop urbaines d’Efix.

Et le Montpelliérain a un principe : il n’a pas envie, dit-il, de « détériorer le matériel urbain ». Alors, quand il fait des collages sur les murs des villes, « c’est avec de la farine, du sucre et de l’eau ». « Ça reste environ trois semaines, indique l’artiste. J’aime bien l’idée de l’art éphémère, ça le rend d’autant plus unique. » Et la rue n’a visiblement de cesse d’inspirer Efix, par ailleurs musicien depuis plusieurs années. Le trentenaire enregistre régulièrement des chanteurs de rue, pour qui il produit des maquettes. Il entend d’ailleurs bientôt faire un tour du monde des tribus du monde entier, pour enregistrer leurs chants.

Pour découvrir le travail d’Efix, c'est par ici.