Montpellier : Ce bac à litière intelligent permet de suivre en direct l'état de santé de son chat

INNOVATION L'invention a remporté un Innovation Award au dernier CES, à Las Vegas

Nicolas Bonzom

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La litière connectée Caremitou
La litière connectée Caremitou — NovandSat – Caremitou
  • Caremitou est un bac à litière connecté, qui permet de suivre la santé de son chat.
  • Il permet d'analyser le poids, la température, et de faire des analyses d'urine.
  • L'innovation, distinguée au CES de Las Vegas, sera disponible cet été.

Caremitou est un bac à litière pas comme les autres. Cette petite maison pour chats,​ imaginée par l’entrepreneur de Montpellier Philippe Daurenjou, permet d’effectuer tout un tas d’analyses sans que l’animal ne s’en rende compte. Cette étonnante invention, qui propose aux propriétaires de suivre en temps réel l’état de santé de leurs chats, a été distinguée d’un Innovation Award, au dernier CES, à Las Vegas.

« Le chat est une espèce très mal médicalisée », constate Philippe Daurenjou, qui travaille depuis trente ans dans le diagnostic médical vétérinaire. Et surtout, quand il débarque dans une cage, à la clinique, le minou est souvent stressé, ce qui rend l’analyse des symptômes plus difficile. « Chez un chat stressé, le taux de glucose circulant dans le sang explose, les analyses sont donc faussées, confie Jean-François Audrin, vétérinaire et responsable de plusieurs cliniques à Montpellier, qui a participé à la conception de ce produit. A domicile, sans que l’animal ne s’en rende compte, c’est bien plus fiable. »

« Dépister d’éventuelles maladies au plus tôt »

Via des capteurs, cette petite maison, qui peut accueillir n’importe quelle litière, permet de relever d’éventuelles variations de poids, la température, la fréquence et la durée des visites dans le bac. Caremitou permet aussi de faire des analyses d’urine, via un « pad » caché dans le bac. Les données peuvent être transférées au vétérinaire, avec une application mobile dédiée. « L’intérêt, pour les vétérinaires, c’est, à distance, de pouvoir mieux connaître l’animal dans ses habitudes, et de dépister d’éventuelles maladies au plus tôt », comme le diabète ou l’insuffisance rénale, poursuit Philippe Daurenjou.

« Dès que les premiers signes apparaissent, on peut ainsi intervenir », explique Jean-François Audrin. L’innovation, portée par l’entreprise montpelliéraine Novandsat, sera disponible cet été chez les vétérinaires, entre 300 et 350 euros.