Montpellier : Il n'y aura pas d'animaux au cirque Medrano, mais la ville maintient son interdiction

SPECTACLE Le cirque a annoncé sa venue à Montpellier du 26 décembre au 12 janvier

Nicolas Bonzom

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Un lion, dans un cirque (illustration)
Un lion, dans un cirque (illustration) — Sergei Karpukhin/TASS/Sipa USA/SIPA

La ville de Montpellier, engagée contre les cirques mettant en scène des animaux, ne veut pas entendre parler de Medrano. Vendredi, la commune indiquait dans un communiqué « qu’aucune autorisation d’occupation du domaine public n’a été délivrée concernant l’installation du cirque Medrano sur la commune du lundi 23 décembre au dimanche 12 janvier, cirque qui présente des spectacles avec animaux sauvages. »

Une décision qui intervient alors que le conseil municipal de Montpellier a adopté, le 28 novembre 2018, un vœu visant à interdire les cirques faisant intervenir des animaux sauvages, conformément à une promesse de Philippe Saurel (divers gauche). Le souhait du maire a été mis en application dès le 1er janvier dernier, sur la commune.

« Une forme de mépris vis-à-vis de la ville »

Pourtant, il n’y a pas d’animaux dans le spectacle annoncé à Montpellier, sur le parking du Zénith-Sud, du 26 décembre au 12 janvier, a appris 20 Minutes ce lundi auprès du célèbre cirque. Le cirque Medrano présente en effet plusieurs spectacles, et à Montpellier, il s’agit d’Aladin et les 1001 nuits, qui ne met pas en scène d’animaux.

Mais bien que le cirque assure qu’aucun animal ne paraîtra sur la piste, le maire de la capitale héraultaise n’a pas changé d’avis. « Le cirque Medrano s’est permis de vendre des billets sans avoir d’autorisation d’occuper le domaine public, ce qui est, déjà, une forme de mépris vis-à-vis de la ville, confie à 20 Minutes Philippe Saurel ce lundi. Le cirque Medrano possède des animaux sauvages. Il dit qu’il n’y en aura pas à Montpellier. Mais une fois installés, ils font ce qu’ils veulent. Et quoi qu’il en soit, ils ont des animaux sauvages. Il n’y a aucune délivrance d’occupation du domaine public. »

La commercialisation de ce spectacle a déjà été lancée, et des billets sont en vente sur plusieurs plateformes. Valérie Barthas-Orsal, élue en charge du bien-être animal, s’est fendue de plusieurs courriers, adressés aux plateformes délivrant des places, pour les prévenir que « le spectacle n’aura pas lieu », a-t-elle indiqué sur Twitter.