VIDEO. Montpellier : On a testé l’escape game flippant organisé dans les sous-sols de l’opéra

LOISIRS Le jeu est à découvrir jusqu’au 3 novembre dans l’ancienne chaufferie du bâtiment

Nicolas Bonzom
On a testé l'escape game de l'opéra Comédie, à Montpellier
On a testé l'escape game de l'opéra Comédie, à Montpellier — N. Bonzom / Maxele Presse

« Il y a des disparitions en ce moment, c’est pas un travail pour les flipettes ici ! » Au troisième sous-sol de l'opéra Comédie, à Montpellier, le chef de la sécurité annonce la couleur. En rangs deux par deux, il nous précède dans ce dédale, plongé dans une obscurité quasi-totale.

Dès les premières secondes, le rythme cardiaque s’accélère un chouia, parmi les courageux qui s’aventurent dans cet escape game horrifique, « La ronde des gardiens », mis en scène dans les bas-fonds de l’opéra, que 20 Minutes a pu tester.

« Une clé, une clé ! »

Après avoir résolu fièrement une première énigme éclairé par la torche d’un smartphone, le groupe stoppe net : au détour d’une porte, le gardien vient de pousser un cri. « Mais qu’est-ce que vous attendez ? Venez ! », s’insurge-t-il. Les choses sérieuses commencent. Derrière un rideau, dans l’ancienne chaufferie, le jeune homme se tortille de douleur, dans une flaque de sang. Un démon rôde. Il y a des crânes, des crucifix, des bougies, des rats et des canards morts suspendus au plafond. Pas de doute, il se passe des trucs pas clairs à l’opéra. Rapidement, le groupe s’organise. « Une clé, une clé ! », s’exclame un participant. « Il faut un code », crie un autre, qui s’acharne sur un cadenas.

En 45 minutes (un peu plus en fait, le démon a été cool), on parvient à tuer le vilain qui sème la zizanie. Entre horreur, heroic fantasy et magie noire, l’escape game de l’opéra est une vraie réussite, par son game design, mais aussi (et surtout) par la prestation des étudiants-comédiens de l’université Paul-Valéry, qui terrorisent les participants (mais qui filent quelques indices quand on est un poil paumé quand même).

« C’est l’occasion de découvrir des lieux, notamment l’ancienne chaufferie, qui n’a pas été ouverte depuis très longtemps », confie Fiona, collaboratrice artistique de l’opéra. A découvrir dès ce mercredi et jusqu’au 3 novembre, oui, mais à partir de 16 ans. Car même les plus téméraires des participants ont été quelque peu affolés face au démon à cornes qui se balade au troisième sous-sol.

Renseignements et inscriptions ici.