Météo : Comment Montpellier se prépare à un épisode intense de pluie ?

ORAGES L'Hérault, comme les Pyrénées-Orientales et l'Aude, ont été placés en vigilance orange

Nicolas Bonzom

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Des inondations, à Grabels, près de Montpellier (Archives)
Des inondations, à Grabels, près de Montpellier (Archives) — Nicolas Bonzom / Maxele Presse / 20 minutes
  • L'Hérault, les Pyrénées-Orientales et l'Aude sont en vigilance orange.
  • De fortes pluies sont attendues dans le Languedoc et le Roussillon.
  • A Montpellier, la ville et les services de secours se préparent à cet épisode intense.

Un épisode méditerranéen intense est attendu d’ici à mercredi dans le Languedoc et le Roussillon. Les Pyrénées-Orientales, l'Aude et l'Hérault ont été placés en vigilance orange. « Les cumuls prévus sur l’ensemble de l’épisode sont de l’ordre de 100 à 150 mm, localement 200 à 250 mm, voire ponctuellement davantage », indique Météo France. Mais comment une ville comme Montpellier se prépare à un tel épisode ?

Par mesure de sécurité, ce mardi, l’ensemble des parcs et des jardins publics, ainsi que le zoo de Lunaret, ont été fermés, et ce jusqu’à nouvel ordre. Du côté de la ville et de la métropole, mais aussi à la préfecture de l’Hérault, qui suit régulièrement l’évolution du ciel, on communique à fond, notamment sur les réseaux sociaux, sur les risques de l’épisode pluvieux, afin que la population limite ses déplacements.

« Nous sommes attentifs sur tous les points bas »

« Nous avons mis en place une acculturation des habitants, avec une communication très régulière, pour les sensibiliser à ce type d’événements, en rappelant que le citoyen est acteur de sa sécurité, confie Titina Dasylva, l’adjointe à la sécurité de la ville de Montpellier, qui a mis en place une cellule de veille. Nous diffusons des informations pour savoir quoi faire, qui appeler, comment se comporter, comment comprendre les niveaux de vigilance, etc. »

A Montpellier, certains coins sont particulièrement surveillés, comme les abords de la Mosson, ou le quai du Pirée, où il n’en faut pas beaucoup pour que le Lez quitte son lit et inonde la route. « Nous sommes attentifs notamment sur tous les points bas, et nous écoutons ce que nous dit la population », reprend l’élue.

Dans les villages aux alentours, les petites mairies sont également sur le qui-vive. A Saint Brès, où les cours d’eau sont montés haut en septembre 2014, on suit l’évolution minute par minute. « On se prépare, mais nous avons l’habitude, confie Laurent Jaoul, le maire du village. Il y a un certain nombre de points sensibles sur la commune où l’on a placé des panneaux de signalisation. Il n’y a pas de recette miracle, s’il doit y avoir une inondation, il y aura une inondation. Mais nous sommes notamment très actifs sur les réseaux sociaux, où nous informons les habitants lorsque cela devient compliqué. »

Encore faut-il que les habitants croient encore aux alertes orange, qui se multiplient ces dernières années. « Nous communiquons avec les habitants, évidemment, mais certains ont parfois du mal à concevoir que l’on soit en alerte dans des épisodes où il ne se passe finalement rien, regrette Jean-Luc Meissonnier, le maire de Baillargues. Certains ne sont pas vraiment vigilants. Le problème, c’est quand l’on met un département en alerte, il ne pleut pas partout, et les habitants ne le comprennent pas. »

Des sauveteurs aquatiques prêts à intervenir

Chez les sapeurs-pompiers, on est paré pour intervenir en cas de montée des eaux. « Une cellule de veille a été mise en place, elle est en relation permanente avec les services de Météo France, explique Jérôme Bonnafoux, colonel des sapeurs-pompiers de l’Hérault. Nous affinons les prévisions au fur et à mesure. Nous l’avons fait lundi, ce mardi matin, et nous le ferons en début d’après-midi. Selon ce que nous dit Météo France, en fonction de l’intensité de l’événement, nous mobilisons des unités de sauveteurs aquatiques, que nous répartissons sur les lieux qui pourraient être impactés, comme par exemple des fleuves, des rivières ou des routes réputées inondables. »

Par le passé, la capitale de l’Hérault a payé un lourd tribut aux inondations : en 2014 notamment, les rues de la ville avaient été envahies par des torrents d’eau.

Le Lez sorti de son lit, à Montpellier (Archives)
Le Lez sorti de son lit, à Montpellier (Archives) - Xavier Malafosse/SIPA