Montpellier : Joyau à l’abandon, le domaine Bonnier de la Mosson accueillera-t-il un club hippique ?

PATRIMOINE Le maire de Montpellier souhaite trouver une solution pour réhabiliter cette édifice du XVIIIe siècle

Nicolas Bonzom

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Le domaine Bonnier de la Mosson à Montpellier
Le domaine Bonnier de la Mosson à Montpellier — N. Bonzom / Maxele Presse

Le domaine Bonnier de la Mosson n’est pas l’édifice le plus connu des Montpelliérains. Et pourtant, c’est l’un des joyaux du patrimoine du Clapas. Ce château érigé au XVIIIe siècle, qui porte le nom du richissime Joseph Bonnier, fut jadis un véritable petit Versailles languedocien.

Il ne reste aujourd’hui de cette Folie montpelliéraine que quelques écuries ou un magnifique salon de musique à l’italienne, trônant au beau milieu d’un immense parc de 16,5 hectares. Longtemps, les restes de ce château, propriété de la ville, sont restés à l’abandon. « Quand je suis arrivé aux commandes, en 2014, certains services voulaient le vendre et l’avaient inscrit dans la liste des propriétés qu’il fallait céder, indique Philippe Saurel (divers gauche), le maire de Montpellier. Évidemment, je m’y suis opposé. C’est l’un des chefs-d’œuvre encore debout du XVIIIe siècle à Montpellier. »

Il est impossible de construire

Si aucune solution n’a encore été arrêtée, l’élu veut poursuivre la réhabilitation de l’édifice. Mais le Loto du patrimoine n’en a pas voulu, et il est impossible de construire dans le secteur pour trouver des financements. « Nous sommes en zone inondable. Il y a peu de possibilités d’utiliser des morceaux de parcelles pour intégrer des programmes immobiliers susceptibles d’apporter des charges foncières, qui pourraient nous aider à la réhabilitation », reprend l’élu, qui évoque aussi la possibilité d’ouvrir une fondation.

La plaine près du domaine Bonnier de la Mosson à Montpellier
La plaine près du domaine Bonnier de la Mosson à Montpellier - N. Bonzom / Maxele Presse

Son idée, c’est d’installer sur la plaine du domaine un club hippique. « C’est un projet à moyen terme, qui révèle une volonté claire de la ville de ne pas considérer le patrimoine comme un objet poussiéreux, note l’élu. Il faut que le patrimoine vive, qu’il y ait des activités. Je préfère qu’il y ait ici des enfants et des familles, plutôt que ça reste fermé et que l’on y passe un coup de balai une fois par an avant d’ouvrir. » Une association pratiquant l’hippothérapie, une prise en charge thérapeutique à travers l’équitation, a d’ailleurs fait une demande à la ville pour s’installer. Si le projet prend forme, le domaine Bonnier de la Mosson retrouvera une nouvelle vie, après des décennies d’abandon.