«Gilets jaunes» à Montpellier : Plus de 2 millions d'euros de dégâts depuis le début du mouvement

CASSE Samedi, la manifestation a été une fois encore émaillée d'incidents

N.B. avec AFP

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Affrontement entre gilets jaunes et forces de l'ordre à Montpellier en janvier dernier
Affrontement entre gilets jaunes et forces de l'ordre à Montpellier en janvier dernier — Xavier Malafosse/SIPA

Selon le maire Philippe Saurel (divers gauche), les dégradations commises en marge de manifestations de « gilets jaunes » à Montpellier, l’une des places fortes du mouvement, ont occasionné plus de deux millions d’euros de dégâts, depuis la fin de l’année dernière.

Après l’acte 30 des « gilets jaunes », samedi, qui a tourné à l’affrontement entre forces de l’ordre et manifestants, l’élu fait état d'« importantes dégradations, essentiellement sur l’espace public ». Depuis le début du mouvement, il y aurait eu « plus de 2 millions d’euros, le montant précis de la manifestation d’hier étant encore en cours de chiffrage par les services de la ville », a souligné à l’AFP Philippe Saurel, le maire de Montpellier.

 

« Ça suffit ! »

Parmi les principales dégradations, « des arrêts de bus et de tramway fracassés dans les secteurs Louis-Blanc et Gambetta, des vitrines de banques brisées et des feux de containers à poubelles ». Des morceaux de dalles de l’esplanade Charles-de-Gaulle et de la place de la Comédie ont par ailleurs été descellés « pour servir de projectile contre les forces de l’ordre, indique l’élu. Je continue à différencier les manifestants qui ont des revendications à porter et les casseurs professionnels, qui, hier, ont été les plus présents. (…) On est là dans l’exaction. »

Pour André Deljarry, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Hérault, « la plus grosse dégradation, c'est la baisse du chiffre d'affaires des commerçants », qui accuseraient une chute de 40 % de chiffre d’affaires sur ce samedi. « Pourquoi 2.000 personnes viendraient massacrer une ville et le chiffre d’affaires des commerçants, qui n’y sont pour rien ?, s’interroge le représentant de la chambre consulaire ? On ne peut plus voir cette image de Montpellier en guerre. Ça suffit ! »