Montpellier: La justice ordonne l'expulsion sans délai des squatteurs de l'ancien cinéma le Royal

JUSTICE Depuis le 27 avril, des militants d'extrême-gauche avaient investi les lieux

Nicolas Bonzom

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Le squat de l'ancien cinéma le Royal, à Montpellier, ce 14 mai 2019
Le squat de l'ancien cinéma le Royal, à Montpellier, ce 14 mai 2019 — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Depuis le 27 avril, les locaux de l’ancien cinéma le Royal sont à nouveau occupés, dans la rue Boussairolles, à Montpellier.
  • En marge d’une manifestation de « gilets jaunes », des militants d’extrême gauche avaient investi les lieux.
  • Ce mardi, le tribunal correctionnel de Montpellier a ordonné l’expulsion sans délai des occupants.

Depuis le 27 avril, les locaux de l’ancien cinéma le Royal sont à nouveau occupés, dans la rue Boussairolles, à Montpellier. En marge d’une manifestation de « gilets jaunes », des militants d’extrême gauche avaient investi les lieux, qui avaient déjà été occupés entre juin 2016 et mai 2017. Les occupants en avaient fait un lieu de culture alternatif, où se déroulaient des spectacles, des débats et des projections.

Mais le squat,​ transformé le 27 avril en « Maison du peuple », ne devrait être que de courte durée : ce mardi, le tribunal correctionnel de Montpellier a ordonné l’expulsion sans délai des occupants, lorsque le jugement leur aura été signifié. Le droit à la propriété l’aura emporté sur le droit au logement, invoqué par les occupants.

Un projet immobilier doit voir le jour

« C’est une décision qui nous déçoit, nous pensions avoir des intérêts légitimes à solliciter un délai, notamment au regard du projet qui était développé par les occupants. Ils projetaient d’en faire un lieu qui permettait l’échange et la prise de parole, et un lieu servant d’habitation à des personnes privées de logement, car le dernier étage est composé d’un appartement », confie Nicolas Gallon, l’avocat des occupants, qui n’avaient pas encore décidé s’ils allaient interjeter appel, ce mardi.

« Nous ne sommes pas en présence d’individus qui ont besoin d’un logement, indique de son côté Maxime Martinez, l’avocat des propriétaires des lieux. Et il s’agit d’un local commercial, et qu’importe si, sous les combles, le gérant avait aménagé un petit pied à terre. » Dans ce bâtiment situé à deux pas de la place de la Comédie, un projet immobilier doit voir le jour.