Montpellier : Une mère jugée aux assises pour avoir tenté de tuer son fils à coups de latte de lit

JUSTICE La trentenaire comparaît jusqu’à jeudi, devant les assises de l’Hérault

Nicolas Bonzom

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Le palais de justice de Montpellier, qui abrite les assises de l'Hérault.
Le palais de justice de Montpellier, qui abrite les assises de l'Hérault. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Une jeune femme comparaît pour avoir tenté de tuer son fils, âgé de 8 ans au moment des faits, entre le 28 et le 29 décembre 2015, à Montpellier.
  • Elle est accusée d’avoir frappé le garçon à coups de latte de lit, avant de tenter de mettre fin à ses jours.
  • Le procès a lieu aux assises de l’Hérault jusqu’à jeudi.

C’est une affaire douloureuse qui est jugée devant la cour d’assises de l'Hérault, à partir de ce lundi. Une jeune femme comparaît pour avoir tenté de tuer son fils, âgé de 8 ans au moment des faits, entre le 28 et le 29 décembre 2015, à Montpellier.

La trentenaire, qui est détenue à Nîmes depuis les faits, est accusée d’avoir frappé le jeune garçon à coups de latte de lit, avant de tenter de mettre fin à ses jours, en se perforant un poumon avec une fourchette. « Nous nous demandons tous comment une mère, aimante, peut agir ainsi et tenter de tuer son fils, confie Michaël Corbier, l’avocat qui défendra la mère. Cette maman est malade, elle est bipolaire, une maladie qui, sans aucun doute, est en partie responsable de ce passage à l’acte. Après, il y a l’alcoolisme, les toxiques, les médicaments. C’est une conjonction d’éléments qui ont fait que ce jour-là, elle était dans un tel état de désespoir, de détresse, qu’elle a agi ainsi. »

« Leur vie a été pratiquement fichue en l’air »

Selon l’avocat, l’accusée a cependant « conscience de la gravité de son acte ». « Elle n’a jamais tenté de se dérober à sa responsabilité, reprend-il. Cette maladie est un élément essentiel dans son existence, mais elle ne se cache pas derrière pour dire que c’est la maladie qui est responsable, et non elle. Elle n’a jamais cherché à se faire déclarer pénalement irresponsable. Elle a toujours le même amour pour son fils, elle comprend la détresse physique et psychologique dans laquelle elle a plongé son garçon. »

Aujourd’hui, la victime est âgée de 11 ans, et sa souffrance est « terrible », indique Marie-Suzy Pascal-Pons-Mermet, qui représente le jeune garçon. « Il a des séquelles particulièrement importantes, confie l’avocate. Il est mal, très mal. Son père s’en occupe, et l’a pris en charge parfaitement. Leur vie à tous les deux a été pratiquement fichue en l’air. » Le procès se tient jusqu’à jeudi, devant les assises de l’Hérault.