Montpellier: Face aux toxicomanes, les parents d'élèves de Figuerolles font part de leur inquiétude

DROGUE Le 19 février, une fillette a découvert deux seringues dans le jardin de l'école

Nicolas Bonzom

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L'entrée de l'école du Docteur Roux, à Figuerolles.
L'entrée de l'école du Docteur Roux, à Figuerolles. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Plusieurs enfants ont découvert des seringues usagées dans le quartier.
  • Des parents d’élèves appellent les autorités à la rescousse, face aux toxicomanes qui ont investi le parc ou les alentours de l’école maternelle.
  • La préfecture a promis aux parents un rendez-vous dans la semaine.

En mars 2018, un enfant se piquait au pied en s’amusant dans le parc de la Guirlande, à Figuerolles, à Montpellier. Une seringue usagée avait traversé sa chaussure. Le 19 février dernier, c’est dans le jardin de l'école du Docteur Roux, tout près de là, qu’une fillette a découvert deux seringues, en jouant à « cache-cache ».

« Elle a reconnu tout de suite ce dont il s’agissait, et n’y a pas touché, car nous l’avions sensibilisée, indique Swann, le papa de l’écolière de 4 ans et demi. On met nos enfants à la maternelle, on ne s’attend pas à ce qu’ils nous disent en rentrant qu’ils ont fait de la peinture, de la poésie… et qu’ils ont trouvé des seringues. » Réunis mardi devant l’école, des parents ont appelé les autorités à la rescousse, face à un quartier qu’ils estiment investi par des toxicomanes, baigné dans le trafic et la consommation de stupéfiants.

« Nous avions un local à poubelles, c’était devenu un lieu de shoot »

« On est obligé de fouiller le parc avant d’aller jouer », regrette une maman. Une autre indique qu’elle a déjà retrouvé plusieurs seringues, quelques rues plus loin. « J’avais peur pour mes filles », confie-t-elle. « Des seringues, on en ramasse régulièrement, à une époque, on les collectionnait », déplore un riverain. « Nous avions un local à poubelles dont la porte était ouverte, c’était devenu un lieu de shoot », indique un papa.

De son côté, Lorraine Acquier (sans étiquette), adjointe au maire de Montpellier en charge de la sécurité, assure que la ville essaie de réduire au maximum les conséquences négatives du trafic de drogue dans le quartier. « De gros efforts sont faits en termes de sécurisation et de nettoyage du parc et des alentours, indique l’élue. Le parking de l’école est nettoyé tous les matins. La police municipale est mobilisée. Nous suivons ce problème de façon régulière. Mais, malheureusement, il reste des drogués. Mais assécher le trafic n’est pas une compétence de la ville, mais de l’Etat. »

La préfecture de l’Hérault a promis aux parents d’élèves du Docteur Roux un rendez-vous pour évoquer cette problématique dans la semaine. Des maraudes d’associations sont aussi organisées régulièrement pour rencontrer les toxicomanes.