Montpellier: Des cuisines centrales toutes neuves d'ici 2023 au «Rungis» du Marché-Gare

CANTINES Les vieilles cuisines centrales ne sont plus adaptées à la demande

Nicolas Bonzom

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Un petit garçon attablé à une table de la cantine de l'école François-Mitterand, à Montpellier.
Un petit garçon attablé à une table de la cantine de l'école François-Mitterand, à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

A Montpellier, les cuisines centrales, qui préparent chaque jour la popote pour les restaurants scolaires de la ville, sont prêtes à craquer. En effet, il y a 50 ans, quand le bâtiment est sorti de terre, il ne livrait que quelque 5.000 repas dans les cantines.​ « Nous en sommes à 14.000 aujourd’hui, indique Marie-Hélène Santarelli (sans étiquette), élue chargée de l’alimentation durable. On ne peut pas pousser les murs ! »

Si des travaux d’un coût d’1,5 million d’euros ont été consentis par le maire Philippe Saurel (divers gauche) pour assurer le service dans de bonnes conditions, de nouvelles cuisines centrales seront construites après 2020. Pour une ouverture en 2022 ou 2023.

Au Marché Gare

Pour la municipalité, qui convertit petit à petit les repas des écoliers au bio et au circuit court, son futur emplacement est hautement stratégique : les cuisines seront hébergées sur l’avenue du Marché-Gare, au sein du Min, le Marché d’intérêt national. Un véritable petit « Rungis » montpelliérain, où les restaurateurs et revendeurs viennent se servir en fruits, légumes, viandes ou poissons. « C’est une excellente manière de favoriser les produits frais, de les préparer directement », reprend l’adjointe au maire.

Le futur bâtiment aura la capacité de préparer jusqu’à 25.000 repas. Car en plus des restaurants scolaires de Montpellier, la collectivité espère séduire avec ses petits plats d’autres cantines de la métropole et des alentours, des collèges, des lycées ou des établissements de santé.