VIDEO. Les cinq jeux vidéo made in Montpellier les plus attendus de l'année

LOISIRS Les studios montpelliérains ont dans les cartons de véritables pépites vidéoludiques

Nicolas Bonzom

— 

Space Junkies, future bombe de réalité virtuelle d'Ubisoft, à tester à Montpellier.
Space Junkies, future bombe de réalité virtuelle d'Ubisoft, à tester à Montpellier. — Ubisoft
  • Ubisoft dévoilera sa première incursion dans la réalité virtuelle, « Space Junkies », le 26 mars. Quant à « Beyond Good and Evil 2 », il est toujours en plein développement.
  • Chez Seele Games, on annonce cette année « One last word » et « World Bandit ».
  • Enfin, l’entreprise montpelliéraine Bigger Inside a mis au point un concept vidéoludique à mi-chemin entre le jeu vidéo et le monde réel.

Depuis Rayman, en 1995, Montpellier n’a cessé d’être une capitale du jeu vidéo. Autour d’Ubisoft, de nombreux studios ont réussi depuis vingt ans à tirer leur épingle du jeu. Et en 2019, les développeurs du coin ont une fois encore dans leurs cartons de véritables pépites vidéoludiques. 20 Minutes a sélectionné les cinq jeux made in Montpellier les plus attendus cette année.

Space Junkies. La première incursion d'Ubisoft dans la réalité virtuelle débarque le 26 mars sur Playstation VR, Oculus Rift, HTC Vive et Windows Mixed Reality. Un casque sur les yeux, ce jeu prometteur, fabriqué par les équipes d’Ubisoft Montpellier, plongera les joueurs dans d’immenses arènes spatiales à 360° où de drôles de combattants affublés de jet-packs s’affronteront dans des joutes un poil déjantées.

A consommer de préférence à plusieurs, et avec le son à fond, tant la musique de Space Junkies s’annonce enivrante. Ce FPS psychédélique fera aussi appel à un arsenal de guns, d’armures, de boucliers et de gadgets pour pimenter les parties.

Bigger Inside. Plus qu’un jeu, c’est une véritable expérience que proposera au printemps la start-up montpelliéraine Bigger Inside. Quand le projet sera sur pieds, les joueurs évolueront dans un labyrinthe de quelque 200 mètres carrés, façon « laser game », affublés d’une combinaison et d’un casque de réalité virtuelle sur les yeux.

« Nous équiperons les joueurs d’une combinaison faite de capteurs, qui vont retranscrire les mouvements sur l’avatar, jusqu’au bout des doigts », explique Benjamin Rolland, le président de Bigger Inside. Ils pourront se déplacer librement dans l’espace, leurs faits et gestes se retrouveront dans l’univers virtuel du jeu. A coups de boules de feu, de lasers, et protégés par des boucliers, les joueurs devront se faire la guerre quatre contre quatre dans un immense dédale en 3D. « L’intérêt de se trouver dans un labyrinthe reproduit à l’identique dans le jeu, c’est que quand le joueur touche un mur, il le touche réellement », note Benjamin Rolland, qui a travaillé sur le projet avec les élèves de l’école Objectif 3D.

Impossible en revanche de jouer chez soi, il faudra absolument se rendre dans le centre qui ouvrira pour l’occasion dans quelques mois pour tester ce concept vidéoludique d’un nouveau genre. A Montpellier d’abord, puis ailleurs si la mayonnaise prend.

One last word. Au printemps prochain, Seele Games dévoilera One last word, sur PC, Androïd et IOS. Dans ce jeu d’enquête développé par le studio montpelliérain, on incarne un inspecteur de police, qui n’a cessé de traquer pendant de longues années un tueur en série. Ce soir, celui que l’on surnomme Flower Killer est en salle d’interrogatoire, il ne demande qu’à être cuisiné. Mais faute de preuves, il devrait être remis en liberté, d’autant que son avocat doit débarquer d’une minute à l’autre au commissariat.

« Il ne vous reste plus qu’un mot ou une phrase à prononcer, pour tenter de le faire avouer, explique Céline Pêcheur, du studio Seele Games. Vous tapez un mot, cela vous donne immédiatement un résultat. » Une sorte d'« histoire dont vous êtes le héros » dans un climat étouffant de huis clos. A découvrir seul ou à plusieurs. Avec de nombreux dénouements possibles, comme dans l’épisode Bandersnatch, de la série Black Mirror.

World Bandit. Encore une production du studio montpelliérain Seele Games. World Bandit, qui s’annonce particulièrement addictif, est la suite de Pocket Bandit, que la jeune entreprise avait créé pour l’Apple Watch. Annoncé au printemps sur les smartphones et tablettes Androïd et IOS, le jeu exige pas mal de jugeote pour retrouver la combinaison de coffres-forts et dérober les précieux trésors qu’ils renferment.

Beyond Good and Evil 2. Depuis la sortie en 2003 du premier épisode du jeu de Michel Ancel, les fans de Beyond Good and Evil espèrent une suite. Dans le plus grand des secrets, voilà plusieurs (longues) années que le papa de Rayman y travaille, distillant les informations au compte-gouttes sur les réseaux sociaux. Un émouvant trailer en juin 2018, puis un long streaming en décembre dernier ont permis d’en savoir un peu plus sur les nouvelles aventures de Jade et de son homme-cochon. Cette dernière vidéo montre un univers 3D somptueux, peuplé d’étonnantes créatures, de soldats armés jusqu’aux dents ou de savants fous, à sillonner en engin spatial ou sur une moto volante.

Armes, épées ou jet-packs seront à la disposition des joueurs. Le titre d’Ubisoft sera jouable en solo ou en coopération. Avec une connexion Internet, pour profiter à fond des possibilités du titre. « Nous sommes sur un monde sans interruption », lâchait en 2017 Michel Ancel à 20 Minutes, à propos de son futur bébé. Rien pour l’instant ne permet d’affirmer que l’on pourra y jouer en 2019. On ne connaît pas non plus les plateformes sur lesquelles Beyond Good and Evil 2 sera disponible. Les fans devront être patients.