Montpellier : L'artiste coréenne Mona Young-eun Kim a imaginé la coupole fruitée des halles Laissac

PARCOURS Mona Young-eun Kim a grandi à Séoul, en Corée du Sud...  

Nicolas Bonzom

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Mona Young-eun Kim a imaginé la coupole des halles Laissac.
Mona Young-eun Kim a imaginé la coupole des halles Laissac. — Ludovic Séverac
  • Mona Young-eun Kim a imaginé la coupole des halles Laissac, à Montpellier.
  • Le nouveau marché rond a été inauguré en fanfare ce week-end.
  • La jeune artiste a grandi à Séoul, en Corée du Sud.

En imaginant la coupole des halles Laissac, Mona Young-eun Kim est entrée dans l’histoire de Montpellier. Sa gravure, qui s’inspire des quartiers d’un melon, épouse à merveille le plafond du nouveau marché rond, inauguré en fanfare ce week-end.

« Ce fruit symbolise la chaleur, le soleil et la richesse, à l’image de Montpellier. Ses couleurs sont très gaies et fraîches : vert, jaune, blanc et orange », souligne cette diplômée de l’école supérieure des Beaux-Arts de Montpellier, qui a remporté un concours lancé par la commune. « Quand j’ai appris que j’avais été choisie, j’ai appelé mes parents. Et j’ai fêté ça avec mes amis. J’étais vraiment contente », se souvient-elle.

« Je me souviendrai toujours de la couleur du ciel quand je suis arrivée »

La jeune femme a grandi à Séoul, en Corée du Sud.​ Petite, elle lit, dévore des films. Et travaille très dur sur les bancs de l’école. « Le système scolaire est très compétitif, raconte la jeune femme. J’ai dû rester à l’école jusqu’à 22 h pour préparer des examens de mathématiques ou d’anglais. » Passionnée de septième art (et folle de cuisine), Mona Young-eun Kim entame des études de cinéma et de philosophie à l’université Dongguk, à Séoul, avant de s’envoler pour l’Europe, par amour de l’art.

Et si elle craque pour Montpellier, c’est d’abord pour « la météo et la plage ». « Je me souviendrai toujours de la couleur du ciel, quand je suis arrivée en France. C’était très bleu azur, confie l’artiste coréenne. Mais il y avait beaucoup d’excréments dans la rue. J’ai cru pendant longtemps que ça venait d’humains ! » La jeune femme est aujourd’hui à la biennale de Kochi, en Inde, pour une résidence d’artistes. Aux nouvelles halles Laissac, son œuvre a fait lever les yeux des curieux tout le week-end.