Montpellier : Des chambres universitaires touchées par une invasion de punaises de lit

ETUDIANTS « Parfois, je dors dans le couloir, je circule toute la nuit », témoigne un étudiant…

Nicolas Bonzom

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Une jeune punaise de lit, au microscope.
Une jeune punaise de lit, au microscope. — M. Evans / SIPA
  • Des chambres étudiantes de Montpellier sont envahies par les punaises de lit.
  • Le Crous indique que 30 cas ont été signalés depuis la rentrée.
  • Le Scum, de son côté, souhaite un diagnostic sur l’ensemble des logements.

Les cités universitaires de Montpellier font face à une prolifération des punaises de lit. Cachés dans les fentes des planchers ou les matelas, ces insectes, dont les piqûres peuvent provoquer des démangeaisons, font vivre un enfer à ceux qui en sont victimes.

Ces puces, visibles à l’œil nu, ont trouvé refuge dans des chambres gérées par le Crous de Montpellier. C’est le Syndicat de combat universitaire de Montpellier, le Scum, qui a donné l’alerte, le 3 octobre dernier. Interrogé par 20 Minutes, un étudiant, qui vit dans une cité universitaire de la ville, assure souffrir « depuis plus de vingt jours ».

« Je dors dans le couloir »

Le jeune homme indique avoir prévenu l’administration plusieurs fois, mais face à la lenteur des réponses, il a acheté lui-même des produits anti-punaises de lit « pour minimiser les dégâts ». « Parfois, je dors dans le couloir, je circule toute la nuit », témoigne l’étudiant, qui assure qu’il a toujours payé son loyer dans les délais.

De son côté, le Crous reconnaît l’existence du problème, tout en relativisant : depuis la rentrée, 30 cas auraient été signalés, « sur un parc de 10.500 logements ». Et dans 80 % des cas, le problème aurait été résolu après le passage d’une société spécialisée. Le Crous, qui se dit « particulièrement attentif à ce problème », assure avoir mis en place un protocole « draconien », pour procéder au traitement des parties infestées.

Le Scum veut un diagnostic de l’ensemble du parc

« Si après l’intervention du professionnel, il est constaté, de nouveau, la présence de punaises, l’étudiant sera relogé le temps d’une intervention plus poussée sur son logement. Le Crous, si nécessaire, peut prendre en charge certains frais engagés, des frais de nettoyage de vêtements ou des frais médicaux non remboursés. »

Pour le Scum, dont des représentants ont été reçus par le Crous le 5 octobre, ce n’est pas encore suffisant. « Nous appelons les étudiants à continuer à se mobiliser afin que le Crous procède à un véritable diagnostic [de l’ensemble du parc de logements], ainsi qu’à une désinsectisation par bâtiment, seule à même de juguler l’épidémie », indique le syndicat montpelliérain. En attendant, les services de l’administration des cités universitaires promettent une campagne d’information à l’attention des résidents, et de remplacer les matelas classiques par des matelas sous housse polyuréthane.

Une pétition a été mise en ligne par le Scum ici.