Coups de feu à Montpellier: «Ce n’est pas un règlement de comptes à la marseillaise», assure le patron des policiers

ENQUETE Lundi, quatre personnes ont été blessées. Ce mercredi, trois personnes ont été déférées...

Nicolas Bonzom

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Le quartier de la Mosson, à Montpellier (Illustration).
Le quartier de la Mosson, à Montpellier (Illustration). — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Lundi, des coups de feu résonnaient dans le quartier de la Mosson.
  • Mercredi, trois personnes ont été déférées à la fin de leur garde à vue.
  • Ces coups de feu trouveraient leur origine dans un conflit entre deux groupes.

Lundi, vers 13h15, une violente altercation éclatait à la Mosson, à Montpellier (Hérault), près du centre commercial Saint-Paul. Quatre personnes étaient blessées, deux à l’arme blanche, et deux autres grièvement, atteintes par des balles d’un « revolver de gros calibre ». Si les pronostics vitaux de ces dernières ont été engagés les premières heures qui ont suivi les faits, elles sont aujourd’hui hors de danger.

Trois jours, mercredi, deux hommes, des frères, âgés de 21 et 23 ans, qui n’avaient été que légèrement blessés lundi dans l'altercation à la Mosson, ont été déférés à la fin de la garde à vue. En raison de leur état de santé, les deux autres frères, âgés de 23 et 28 ans, toujours hospitalisés, n’ont pas encore pu être entendus par les policiers.

« Des versions divergentes »

L’un de leurs proches, âgés de 23 ans, serait également impliqué dans cette affaire qui n’est pas simple à démêler : il a été lui aussi déféré mercredi. « Nous avons des versions divergentes entre les uns et les autres, indique Christophe Barret, le procureur de la République de Montpellier. Chacun estime qu’il a été agressé par les membres du groupe adverse, expliquant s’être défendu. » Les cinq protagonistes, poursuit le représentant du parquet, sont tous connus de la justice, notamment pour des faits de violences, « ce qui corrobore l’idée qu’il existe un conflit entre ces deux groupes. »

Un différend qui pourrait être lié à un trafic de stupéfiants, reprend Christophe Barret, ou à des « disputes d’ordre familial ». « Mais ce n’est pas un règlement de comptes à la marseillaise, souligne Jean-Philippe Fougereau, directeur du SRPJ de Montpellier, chargé de l’enquête. Nous sommes sur une explosion de violences, quelque chose qui dégénère d’un coup, pas sur des groupes qui arrivent cagoulés et lourdement armés. »

Les investigations se poursuivent à Montpellier pour tenter de définir, notamment, les sources de cette violente rixe. La tâche n’est pas aisée pour les policiers : lundi, à leur arrivée près du centre commercial, un certain nombre d’indices avaient été effacés.