Sète: Comment l’Île singulière est devenue un musée du street art à ciel ouvert

FESTIVAL Le K-Live débute ce jeudi, avec du street art, de l'art contemporain et de la musique...

Nicolas Bonzom

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Une oeuvre de street-art, sur le port de Sète.
Une oeuvre de street-art, sur le port de Sète. — C. Nithard
  • Le K-Live débute ce jeudi, jusqu'à dimanche à Sète.
  • Des street artistes vont investir l'Île singulière pendant quatre jours.
  • Au fil des années, Sète est devenue un véritable musée du street art à ciel ouvert.

De jeudi à dimanche, la 11e édition du K-Live s’empare de Sète, dans l'Hérault. Ce festival, lancé en 2008, propose un pont entre street art, art contemporain et musiques actuelles. Pendant quatre jours, des maîtres du graffiti vont investir l’Île singulière, laissant leurs empreintes au fil des années sur les murs de la ville.

Une façon, selon Stéphane Marmonier, le président de l’association organisatrice, « d’interpeller les habitants » et de « découvrir un peu différemment » la commune portuaire, qui, depuis onze ans, a pris pas mal de couleurs, avec la multiplication d’œuvres au détour des rues. Jusqu’à devenir un véritable musée à ciel ouvert.

« On est obligé de sélectionner »

Jusqu’à dimanche, cinq artistes, choisis par l’équipe du festival, sillonneront Sète, leurs bombes de peinture sous le bras : Ratur, Sun 7, Don Mateo, Ememen et Senor Octopus.

« Au tout début, on avait un peu de mal à trouver des façades en ville, mais aujourd’hui, tout le monde veut la sienne, et on est obligé de sélectionner », se réjouit le maire François Commeinhes (divers droite). « Montpellier s’intéresse au street art, mais à Sète, on a été précurseur, reprend Christelle Espinasse, élue à la culture. Aujourd’hui, les habitants ont adopté cet art, il y a un vrai respect des œuvres dans les rues. »

« Le temps fait plus de ravage sur les œuvres que les dégradations volontaires »

« La réalisation des fresques est l’occasion d’échanges entre les artistes et les habitants, poursuit Fabien, un Sétois tombé amoureux du street art. D’ailleurs, le temps fait plus de ravage sur les œuvres que les dégradations volontaires. Outre la couleur, dans une ville méditerranéenne qui n’en manque déjà pas, cela apporte de la poésie. »

Forte de ce festival, l’office de tourisme de Sète a même développé, comme dans sa grande sœur héraultaise, des visites entièrement consacrées à l’art du graffiti. « Les œuvres restent et créent un parcours touristique dans la ville, qui avec les réseaux sociaux, peut avoir un impact mondial », reprend Fabien, qui arpente la presqu’île chaque année son smartphone à la poche, histoire d’immortaliser quelques peintures ou collages monumentaux. « Le K-Live a contribué à placer Sète sur la carte du street art. »

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Le top départ du K-Live a lieu sur la place de la mairie ce jeudi, avec une performance street-art à 18 h 30 et une projection en plein air à 22 h. Samedi, le théâtre de la mer accueillera un concert de Bon entendeur, Teho, Khamsin et Üm.​