VIDÉO. Montpellier : Avec «Sailor’s Delight», six élèves de l’Esma à la conquête de la Croisette

FESTIVAL DE CANNES Montée des marches à Cannes, photo officielle, tenues de gala... Ces six étudiants vivent un rêve éveillé depuis quelques jours...

Nicolas Bonzom

— 

La sirène de Sailor's Delight, le court-métrage de six élèves de l'Esma sélectionné à Cannes.
La sirène de Sailor's Delight, le court-métrage de six élèves de l'Esma sélectionné à Cannes. — Sailor's Delight
  • Le court-métrage Sailor's Delight a été réalisé par six élèves de l'Esma.
  • Le film a été sélectionné à Cannes, dans la programmation Cinéfondation.
  • Ce jeudi, leur petit bijou d'horreur aquatique sera projeté sur la Croisette.

Tenues de gala pour les filles, et nœud papillons pour les garçons. Six élèves de l’Esma, l’école supérieure des métiers artistiques de Montpellier, ont monté les prestigieuses marches du festival de Cannes. Nommés dans la sélection Cinéfondation du meilleur court-métrage avec Sailor’s Delight, réalisé dans le cadre de leurs études, Marine, Eloïse, Louise, Amandine, Jonas et Loucas vivent un rêve éveillé depuis quelques jours.

Leur petit film d’animation, qui donne vie à une sirène aux ongles acérés très, très, loin de l’Ariel de Disney, sera dévoilé ce jeudi sur la Croisette. « Notre film était publié sur Youtube, on a reçu un jour un mail nous indiquant qu’il pourrait être sélectionné à Cannes, confie Eloïse, qui a notamment œuvré sur le scénario. Ce fut une vraie surprise pour nous, être sollicité si jeune, alors que l’on sort de l’école, c’est incroyable ! »

« C’est une opportunité folle »

« Pour ma part, j’étais dans une laverie quand j’ai appris la nouvelle, sourit Amandine, en charge du story-board et de l’animation de ce court-métrage prometteur. Je faisais mon linge, le truc pas du tout glamour, et on m’annonce que l’on va à Cannes ! »

Masterclass, photo officielle, projections, rencontres de cinéastes dans les couloirs du festival… Sur la planète Cannes, les six réalisateurs profitent à fond de leur expérience. « C’est une opportunité folle, on a du mal à réaliser », se réjouit Loucas.

En espérant que leur bébé, un petit bijou d’horreur aquatique, plaise au jury de la Cinéfondation. « Si on est là, c’est peut-être parce que le côté décalé du film a plu, note Louise. Sous couvert d’humour, on aborde des sujets comme la dictature de l’apparence, l’amour… On a fait une véritable caricature de la sirène, on en a fait un monstre tueur ridicule. » Ces six élèves de l’Esma sont prêts à plonger dans le grand bain du cinoche.