VIDEO. Montpellier : Princes du breakdance, les Furies vont tenter d'enflammer le Battle of the year

DANSE Le groupe montpelliérain participera aux qualifications françaises du Battle of the year, samedi au Zénith-Sud...

Nicolas Bonzom

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Val, l'un des membres fondateurs du groupe Furies à Montpellier.
Val, l'un des membres fondateurs du groupe Furies à Montpellier. — Little Shao

Samedi soir, à Montpellier,​ ils auront six minutes pour convaincre, et pas une de plus :  les Furies, l’un des groupes de breakdance les plus en vue de la scène montpelliéraine, vont tenter d’arracher leur ticket vers la finale internationale du Battle of the year, l’une des compétitions de danse hip-hop les plus prisées dans le monde.

Sur la scène du Zénith-Sud, ils seront neuf, sous la houlette de DJ H, pour tenter de séduire le jury, avec de spectaculaires vrilles et autres coupoles. « Au départ, les Furies, c’était un groupe de potes », raconte Val, l’un des danseurs à l’origine du crew, en 2007.

« On a réinscrit Montpellier sur la carte du breakdance »

Au fil des années, de quelques pas sur la place de la Comédie, l’équipe a sillonné le globe, foulant les pistes de Singapour, de Chine, de Thaïlande et d’Europe. Les danseurs, réunionnais, marocains, tunisiens, ou tahitien, comme Val, ont peu à peu étoffé leur palmarès, jusqu’en novembre dernier, où ils ont soulevé le trophée du BBoy France. « On a réinscrit Montpellier sur la carte du breakdance », confie Val, qui dispense des formations et des stages de breakdance avec ses copains Furies.

Mais tous ont une vie à côté. « J’ai vraiment besoin que ça reste un loisir, du kif. Si on en vivait, on se mangerait entre nous. Ça me m’intéresse pas », reprend le danseur. Et malgré les quelques médailles qui brillent autour de leur cou, les Furies n’oublient pas d’où ils viennent. « On vient de la rue, il faut toujours garder ça à l’esprit, note Val. Régulièrement, on danse en ville, à Montpellier. Ça permet de s’entraîner, en public. »

« Ce serait un véritable tremplin »

Samedi, plusieurs milliers de personnes seront là pour les applaudir. Les Furies tenteront de passer les étapes avec quelques chorégraphies millimétrées. « Même si on a déjà remporté des prix, gagner, ce serait un véritable tremplin pour nous », espère Val. « La finale internationale, ce serait pour nous tous une véritable fierté, un rêve, reprend Kwan, qui sera lui aussi sur scène samedi au Zénith-Sud. Mais il n’y a pas de pression particulière pour l’instant, on reste concentré. La pression, elle arrivera certainement quelques secondes avant que l’on monte sur scène, quand on annoncera notre nom. »

D’ici là, le crew a prévu quelques heures d’entraînement musclé pour peaufiner les chorégraphies, et une séance de cryothérapie. Histoire d’être bien chaud le jour J.

Samedi (dès 16 h 30), le Zénith-Sud de Montpellier accueille les qualifications françaises du Battle of the year, avec la compétition adulte, mais aussi un tournoi pour les « kids ». La finale aura lieu dès 22 h 30. Le crew gagnant représentera la France à la finale internationale, de retour à Montpellier, le 17 novembre à la Sud de France Arena.