VIDEO. Montpellier : Blocage, déblocage... Situation confuse ce mercredi à l'université Paul-Valéry

UNIVERSITE Ce mercredi, certains bâtiments de la faculté ont été bloqués, puis débloqués...

Nicolas Bonzom

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Le bâtiment H de la faculté Paul-Valéry bloqué ce 2 mai 2018.
Le bâtiment H de la faculté Paul-Valéry bloqué ce 2 mai 2018. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Des étudiants ont bloqué certains bâtiments ce mercredi, qui ont été débloqués.
  • Ils continuent de protester contre les réformes de l’enseignement supérieur.
  • Sur Twitter, l’université se demande « Quel est le sens du blocage ? ».

La situation était confuse ce mercredi sur le campus Paul-Valéry. Tandis que l’université montpelliéraine n’était plus occupée depuis une dizaine de jours, des étudiants anti-loi Vidal ont tenté à plusieurs reprises de bloquer à nouveau le site. « Un groupe d’une cinquantaine d’étudiants s’est introduit par effraction sur le campus et a cherché à bloquer divers bâtiments avec des objets récupérés sur les chantiers », indique Patrick Gilli, le président de la faculté, qui annonce avoir déposé plainte contre cette effraction.

Certains bâtiments ont été bloqués plusieurs heures, avant d’être débloqués, comme le bâtiment H, qui abrite notamment le théâtre de la Vignette. En milieu de journée, les militants opposés aux réformes de l’enseignement supérieur ont bloqué l’accès de l’Institut d’études françaises, qui accueille des étudiants étrangers du monde entier.

Mesures de sécurité

« C’est bizarre », confiait une étudiante albanaise à 20 Minutes, en milieu de journée, devant des portes bloquées par des grilles en fer, des pots de fleurs ou des palettes en bois. « On a comme l’impression qu’il n’y a aucun règlement », reprend une jeune Chinoise, inquiète de ne « pas pouvoir travailler ». « On a tous dépensé beaucoup d’argent pour étudier à Montpellier », se plaint à ses côtés une étudiante norvégienne.

« Tentative de blocage du bâtiment des étudiants internationaux, dans lequel étudient 55 réfugiés syriens, soudanais, vénézuéliens, afghans, palestiniens… S’ils ne peuvent pas avoir leur certificat B2, pas d’entrée à l’université ! Quel est le sens du blocage ? », grondaient les services de l’université Paul-Valéry ce mercredi sur Twitter.

« La finalité d’un tel mouvement pose question. On ne voit pas à quoi rimerait le blocage de bâtiments, alors que les cours sont terminés et les examens passés ou en passe de l’être, note Patrick Gilli. Nous ne sommes pas à l’abri d’actions de la part des bloqueurs pour lesquels la loi ORE n’est plus qu’un prétexte à une agitation et à une dégradation de la vie sur le campus. » De son côté, le Syndicat de combat universitaire, l’un des chefs de file du mouvement à la faculté de lettres, assure qu’il ne cédera « pas face à la répression anti-mouvement social qui tente de faire taire toute une génération ».

Ce jeudi, le site sera bel et bien ouvert, avec toujours les mêmes mesures de sécurité renforcées pour les accès : les voitures ne peuvent pas se garer sur le campus, et les étudiants et les personnels doivent présenter leurs cartes pour y pénétrer.

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