VIDEO. Montpellier: Des étudiants peuvent-ils à nouveau bloquer l'université Paul-Valéry?

UNIVERSITE Les militants anti-loi Vidal ont quitté la faculté, il y a près d’une semaine, sans que les forces de l’ordre n’aient à intervenir…

Nicolas Bonzom

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A l'université Paul-Valéry, ce lundi 23 avril à 8h.
A l'université Paul-Valéry, ce lundi 23 avril à 8h. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Les étudiants "bloqueurs" ont quitté l’université de lettres, sans que les policiers n’aient à intervenir.
  • Depuis, le campus a été sécurisé, pour éviter un éventuel nouveau blocage.
  • Une nouvelle assemblée générale doit se tenir le 2 mai prochain.

Voilà quelques jours que le campus Paul-Valéry tente de retrouver une vie normale, à Montpellier. « Tous les bâtiments sont libérés des encombrants qui en obstruaient l’entrée », se réjouit Patrick Gilli, le président de l’université de lettres, qui note que les personnels et enseignants pourront récupérer leurs espaces de travail lundi prochain.

Les étudiants et militants anti-loi Vidal, qui occupaient l’université depuis fin mars, ont quitté les lieux, il y a près d’une semaine, sans même que les forces de l'ordre n’aient eu à intervenir. Les raisons de cette absence, lorsque des policiers ont investi la faculté pour procéder à des investigations, restent floues. Les vacances, ironisent certains.

Une semaine « consacrée à la solidarité interprofessionnelle »

« Cette semaine a été consacrée à la solidarité interprofessionnelle, avec des actions menées avec les cheminots », se justifie le Syndicat de combat universitaire​ à 20 Minutes. Mais une question reste en suspens : les étudiants partisans de l’occupation, dont la détermination n’a pas flanché pendant des semaines, peuvent-ils réinvestir le campus ?

« On va revenir », lisait-on, cette semaine, sur l’un des très nombreux tags peints dans l’université. Pour Patrick Gilli, son président, le retour au blocage serait dévastateur.

Une sécurisation du campus

« Il est clair que la situation d’accalmie relative sur le campus crée une forte aspiration à un retour à la normale, souligne le professeur. Nous savons que la mobilisation n’est pas terminée. Mais la communauté universitaire de Paul-Valéry ne comprendrait, ni n’accepterait, une nouvelle tentative de blocage, alors que les examens du semestre se sont correctement tenus et achevés dans le calme, et qu’il n’y a plus de cours. »

En outre, à Paul-Valéry, les mesures de sécurité ont été renforcées. « La direction de l’établissement prend les mesures nécessaires à la sécurisation du campus et de ses bâtiments, en essayant d’anticiper les risques toujours possibles sur un espace aussi ouvert que le nôtre. Nous devons rester vigilants, les échéances n’attendent pas et mai sera chargé pour le calendrier administratif, déjà passablement perturbé. Il est temps de remettre sans délai le campus en ordre de marche », confie Patrick Gilli.

Une assemblée générale le 2 mai

Des mesures inédites à la faculté de lettres ont été mises en place : les entrées seront désormais limitées, les accès aux bâtiments se feront sur présentation d’une carte, et les voitures ne seront pas autorisées sur les parkings, pour que « seuls les collègues et les étudiants de l’établissement » puissent pénétrer dans l’enceinte de l’université, que ce soit sur le campus de la route de Mende et ou à l’antenne de Saint-Charles.

« Actuellement, de nombreux étudiants mobilisés sont sur le campus, notamment dans la bibliothèque et mettent à profit les vacances afin de se mettre à jour dans leur travail », note de son côté le Scum, qui indique qu’une « assemblée générale étudiante » doit se tenir le 2 mai à 10 h dans l’amphi A. Avec, peut-être, le vote d’une nouvelle mobilisation.

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