A l'université Paul-Valéry, ce lundi 23 avril à 8h.
A l'université Paul-Valéry, ce lundi 23 avril à 8h. — N. Bonzom / Maxele Presse

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VIDEO. Montpellier : A l'université Paul-Valéry, les dégâts de l'occupation estimés à 300.000 euros

Les forces de l'ordre ont investi la faculté, ce lundi matin, occupée depuis de longues semaines. Les étudiants n'étaient plus là...

  • La police est intervenue ce lundi matin dans un campus vide.
  • Les étudiants bloqueurs avaient déserté l'université, occupée depuis mars.
  • L'université estime les dégâts à au moins 300.000 euros.

Ce lundi, à l’aube, les policiers ont investi le campus Paul-Valéry à Montpellier, bloquée depuis la fin du mois de mars, pour protester contre la réforme de l’enseignement supérieur. Et si depuis de longues semaines, des militants occupaient jour et nuit l'université, les forces de l’ordre n’ont trouvé personne, à 6h, sur le site.

Sur place ce lundi matin, 20 Minutes a trouvé un campus désert. Il ne restait que les nombreux tags, qui couvrent les murs des bâtiments et des amphithéâtres, des chaises et des tables entassées pour bloquer l’accès aux salles et d’autres dégradations.

Au moins 300.000 euros de dégâts

Selon la direction de l’université, les dégâts, qui sont en cours d’évaluation, sont estimés « à 300.000 euros voire plus ». Ce chiffre comprend la remise en état du campus, le nettoyage des tags, les peintures, le remplacement du matériel abîmé, la remise en état de la salle des serveurs, attaquée par un commando, mais aussi l’appel à trois sociétés de de sécurité extérieures « en plus des agents de l’université ». L’organisation de certains examens hors du campus, la semaine, avec des locations de tables et de chaises, a également coûté cher à l’établissement, confie sa direction à 20 Minutes.

Ce lundi, à 8h, à l’université Paul-Valéry à Montpellier.

A l'université Paul-Valéry, ce lundi 23 avril à 8h.
A l'université Paul-Valéry, ce lundi 23 avril à 8h. - N. Bonzom / Maxele Presse

« Le comité avait prévenu qu’il n’y aurait personne »

« On savait très bien qu’il n’y aurait pas grand monde sur place », a indiqué la préfecture de l’Hérault à l’AFP ce lundi. « Une vingtaine de policiers sont entrés sur le campus. Ils ont fait les constatations d’usage, notamment concernant les dégradations ». Les tags, le mobilier abîmé, mais aussi celles relatives à l'attaque des serveurs informatiques.

De son côté, Solidaires Etudiants, l’un des chefs de file du mouvement de contestation contre la loi Vidal à la faculté Paul-Valéry a ironisé sur Twitter : « Le comité de mobilisation avait pourtant prévenu qu’il n’y aurait personne », a souligné le syndicat.

Les raisons de l’absence des étudiants partisans du blocage restent encore à définir. On ne sait pas, notamment, si les vacances universitaires y sont pour quelque chose… Ni s’ils ont prévu de revenir dans les prochains jours occuper l’établissement héraultais.

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