VIDEO. Montpellier : Un commando «cagoulé» attaque les serveurs informatiques de l'université de lettres

UNIVERSITE Depuis de longues semaines, le campus est occupé pour protester contre les réformes du gouvernement...

Nicolas Bonzom

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Des barricades, à la faculté de lettres de Montpellier.
Des barricades, à la faculté de lettres de Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

Depuis février, l'université Paul-Valéry à Montpellier est en proie à une contestation des réformes du gouvernement : la faculté est occupée depuis de longues semaines, des barricades de chaises et de bureaux bloquent l’accès aux bâtiments.

Malgré la désapprobation des étudiants mobilisés, la présidence a maintenu les partiels : 800 examens dématérialisés, concernant 15.000 étudiants, avaient été mis en place d’ici le 20 avril. Tout se déroulait « dans des conditions satisfaisantes depuis la semaine dernière », indique la présidence de l’université de lettres. Mais des dégradations, survenues mercredi, pourraient mettre à mal l’organisation : Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, a indiqué dans un communiqué que des individus s’en étaient pris au fonctionnement informatique de l’université.

Plus de connexion Internet

Selon le ministère, « la salle des serveurs [aurait] été vandalisée par un groupe d’individus ». « Le fonctionnement informatique de l’université est désormais à l’arrêt et la connexion Internet suspendue. Cette action vise indéniablement à empêcher les étudiants de passer leurs examens du second semestre », gronde Frédérique Vidal.

« Il est intolérable qu’un groupe violent détruise le matériel de l’université, et qu’il prenne en otage les enseignants-chercheurs et les milliers d’étudiants qui ont besoin de valider leurs examens de fin d’année pour poursuivre leur scolarité », souligne la ministre. Selon le président de l’université, ces dégradations auraient été commises par « une trentaine d’individus encapuchonnés et/ou cagoulés ». « Nous avons bien évidemment porté plainte afin qu’une enquête de police et des poursuites judiciaires soient engagées et que le préjudice de l’établissement soit reconnu et indemnisé », confie Patrick Gili.

Les examens sont pour l’instant suspendus, notait l’université mercredi soir. « Les devoirs qui auront été interrompus ou qui n’ont pas pu se tenir (…) seront reportés. Les examens vont reprendre et se poursuivront », poursuit la faculté de lettres et de sciences humaines, qui se dit mobilisée pour « rétablir la situation dans les meilleurs délais ».