VIDEO. Attaques à la faculté de droit de Montpellier: «Je ne connais pas les membres du commando», assure le professeur mis en examen

UNIVERSITE Dans la nuit du 22 au 23 mars, un commando armé et cagoulé a débarqué dans la faculté...

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La faculté de droit de Montpellier (illustration).
La faculté de droit de Montpellier (illustration). — N. Bonzom / Maxele Presse

C’est la première que Jean-Luc Coronel de Boissezon s’exprime. Ce professeur de droit de Montpellier a été mis en examen, comme l’ex-doyen, après les violences survenues dans la faculté dans la nuit du 22 au 23 mars. L’homme est soupçonné de « complicité d’intrusion » et de « violences en récidive », en raison d’une condamnation de 2013.

« Je n’ai pas participé à l’organisation d’une évacuation, a assuré le professeur, ce mercredi matin sur les ondes de France Bleu Hérault. Je me trouvais dans l’amphithéâtre au moment où est entré un petit groupe d’hommes aux visages dissimulés. »

« Je ne connais pas les membres du commando »

Accusé d’avoir porté des coups, le professeur de la faculté de droit de Montpellier donne une tout autre version des faits : « J’ai été moi-même agressé dans cette évacuation. J’ai reçu des coups. Je porte plainte contre X pour agression. […] J’ai été bien obligé de me défendre, témoigne Jean-Luc Coronel de Boissezon. Je ne connais pas les membres du commando. Comment voulez-vous que j’identifie des gens qui étaient masqués ? Je crains que ce ne soit un groupe de personnes qui aient fait cela spontanément. Ils auraient utilisé des morceaux d’une palette, […] retrouvée à l’arrière de la faculté… »

Selon le procureur de la République de Montpellier, citant des témoignages, l’homme aurait « pris contact avec le groupe des personnes à qui on a donné accès aux locaux », voire participé lui-même aux violences avec ce groupe, a-t-il indiqué la semaine dernière.

Dans la nuit du 22 au 23 mars, un commando armé de planches en bois et cagoulé a débarqué dans la faculté, pour déloger manu militari des étudiants opposés aux réformes du gouvernement. Une vidéo a circulé sur les réseaux sociaux, montrant des visages en sang. L'université n'a rouvert que mardi matin, douze jours après la nuit de violences.