VIDEO. Attaques à la faculté de droit de Montpellier: Les cours ont repris sous haute surveillance

UNIVERSITE Des CRS étaient mobilisés ce mardi toute la journée devant l'université de Montpellier, qui rouvrait ses portes douze jours après une nuit de violences...

Nicolas Bonzom

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Des CRS étaient mobilisés à la faculté de droit de Montpellier ce mardi.
Des CRS étaient mobilisés à la faculté de droit de Montpellier ce mardi. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • La faculté de droit a rouvert ses portes ce mardi, après douze jours grilles baissées.
  • Dans la nuit du 22 au 23 mars, un commando cagoulé a semé la terreur dans la faculté.
  • Une reprise des cours qui a mobilisé de nombreux CRS, toute la journée.

Rentrée sous haute surveillance, ce mardi, à la faculté de droit de Montpellier. Douze jours après les violences qui ont émaillé la nuit du 22 au 23 mars, les étudiants ont retrouvé le chemin des amphis. Au compte-gouttes, ils ont pu se faufiler dans l’établissement, non sans avoir montré leurs cartes d’étudiants aux vigiles qui filtraient les entrées, une mesure souhaitée par le président de l’université, Philippe Augé.

Le matin, des étudiants et des militants ont tenté de perturber la reprise des cours, et toute la journée, des cordons de CRS ont fait le pied de grue devant la faculté, pour éviter les débordements. « Retourner bosser entourée de policiers et de manifestants, ce n’est pas un climat très serein », glisse une jeune femme. « C’est très difficile à vivre, reprend un étudiant en Master I. On veut travailler, passer nos examens. On ne peut pas se permettre de rater encore un seul jour. Mais on ne sait pas de quoi demain sera fait. On condamne ces violences, et nous en sommes les victimes collatérales. »

« Cette histoire, j’ai du mal à l’avaler »

Antoine, lui, a trouvé que la rentrée s’était passée « calmement ». Pendant douze jours, alors que les portes de sa faculté étaient closes, cet étudiant en droit n’est pas resté les bras croisés. « Je ne me suis pas affolé, j’ai travaillé, je me suis dit que des solutions allaient être trouvées, que tout allait rentrer dans l’ordre. Il faut laisser les enquêtes se dérouler, ne pas enflammer les réseaux sociaux, pour éviter d’agiter les extrêmes. »

Puis il y a ceux qui étaient opposés à la réouverture des grilles de leur faculté. C’est le cas de Léna, et Victor, qui suivent un cursus de sciences politiques. Pour eux, l'enquête​ n’est pas assez avancée pour que l’on puisse sereinement reprendre les cours. On ne sait toujours pas avec précision, regrettent-ils, qui était ou non dans ce commando, qui a débarqué cagoulé et armé de planches de bois, semant la terreur dans la faculté.

« Cette histoire, j’ai du mal à l’avaler, soupire Léna. Comment ce genre de choses est possible, dans une faculté, qui est censée être un lieu sécurisé ? La faculté, c’est comme notre deuxième maison… » Une « deuxième maison » qui devrait être surveillée de très près dans les prochains jours. Les investigations, elles, sont toujours en cours.