VIDEO. Attaques à la faculté de droit de Montpellier: «Je n’ai pas l’habitude, lorsque je suis agressé, de rester passif», lâche un professeur

UNIVERSITE « Libération » a recueilli la réaction d’un enseignant, présent lors des violences à l'université de Montpellier, qui ne faisait pas, dit-il, partie du commando cagoulé…

Nicolas Bonzom

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La faculté de droit de Montpellier (illustration).
La faculté de droit de Montpellier (illustration). — N. Bonzom / Maxele Presse

Les investigations se poursuivent, à Montpellier, pour tenter de comprendre comment un commando, armé et masqué, a pu s’introduire dans la faculté de droit, dans la nuit du 22 au 23 mars. Ce soir-là, des étudiants avaient été blessés à coups de planches de bois.

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Une enquête de police a débuté, des témoins des violences dans l’amphithéâtre ont déjà entendu, tandis que l’enquête administrative est entre les mains de deux inspecteurs envoyés dans la capitale héraultaise par le ministère de l’Education nationale.

« Je n’ai pas l’habitude, lorsque je suis agressé, de rester passif »

Une question est sur toutes les lèvres, chez les étudiants de la faculté : le commando était-il composé d’étudiants, de professeurs, de personnes extérieures à l’université ? « Ça me fait mal au cœur de me dire que, peut-être, des membres du corps enseignant en faisaient partie, et qu’ils vont revenir nous faire cours, normalement », confiait une étudiante en droit, lundi à 20 Minutes, tandis qu'une manifestation réclamait la reprise des cours.

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Un professeur, interrogé par Libération, affirme qu’il était bien là, ce soir-là. Sans pour autant faire partie du commando pointé du doigt, puisqu’il n’était pas, dit-il, masqué. « Si j’étais bien présent dans l’amphithéâtre de ma faculté ce soir-là pour veiller sur nos locaux, nos étudiants et nos collègues présents, je n’étais évidemment pas cagoulé et donc parfaitement identifiable de mon plein gré », témoigne l’enseignant au journal.

Selon le quotidien, l’homme ne nierait pas avoir porté des coups ce soir-là, dans la faculté. « Je n’ai pas l’habitude, lorsque je suis agressé, de rester passif », indique-t-il.