Hérault : Après quinze jours d'interdiction, on peut à nouveau manger les coquillages de l'étang de Thau

CONSOMMATION Moules, palourdes et huîtres avaient été interdites après des cas d’intoxications. Une enquête a par ailleurs été ouverte car des producteurs auraient vendu des coquillages malgré l’interdiction…

Nicolas Bonzom
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Des huîtres du bassin de Thau (illustration).
Des huîtres du bassin de Thau (illustration). — DAMOURETTE/SIPA

On peut à nouveau déguster les coquillages de l'étang de Thau. À la suite de plusieurs cas déclarés de toxi-infections alimentaires collectives, dues à une consommation d’huîtres en provenance du bassin héraultais, la préfecture avait prononcé le 9 mars une interdiction de récolte et de commercialisation des huîtres, des moules et des palourdes.

« Un délai supérieur à 28 jours s’étant écoulé depuis l’événement contaminant, le préfet de l’Hérault a décidé de lever [depuis le vendredi 23 mars] les mesures restrictives prises », note la préfecture, dans un communiqué. Attention, « cette décision ne s’applique pas à la zone des eaux blanches qui reste fermée suite à une contamination bactérienne ».

Un panneau annonçant l'interdiction de ventes de coquillages de Thau, devant un commerçant, à Montpellier.
Un panneau annonçant l'interdiction de ventes de coquillages de Thau, devant un commerçant, à Montpellier. - N. Bonzom / Maxele Presse

Une enquête a été ouverte

Une enquête a par ailleurs été ouverte, alors que des professionnels auraient continué à vendre leurs produits, au mépris de l’arrêté préfectoral. « Ces conchyliculteurs exposent délibérément la santé des consommateurs et seront sanctionnés par les services de l’Etat avec la plus grande sévérité », écrit la préfecture, qui note qu’ils encourent jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 750.000 euros d’amende et la suspension de leur activité.

Le bassin de Thau est souvent confronté à ce type d’interdiction. À chaque fois, c’est un coup dur : avant Noël, les coquillages avaient été interdits pendant plus d’un mois, en raison de la présence de toxines PSP supérieure à la norme autorisée dans l’étang. Un désastre économique, pour cette zone de l’Hérault, où 550 exploitations, la plupart familiales, produisent 12.000 tonnes d’huîtres et 6.000 tonnes de moules tous les ans.