Hérault: Après dix ans d'attente, le passage à niveau de Castelnau-le-Lez va (enfin) être sécurisé

TRANSPORTS Chaque jour, des voitures, des piétons et des vélos traversent les voies ferrées...

Nicolas Bonzom

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Le passage à niveau de Castelnau-le-Lez.
Le passage à niveau de Castelnau-le-Lez. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Chaque jour, 8.900 véhicules, des piétons et des cyclistes passent par ici.
  • Le passage à niveau de Castelnau-le-Lez est l’un des plus dangereux de l’Hérault.
  • Des études ont été lancées pour le transformer en pont-rail.

Chaque jour, pas moins de 8.900 véhicules, ainsi que de nombreux piétons et cyclistes, traversent les voies ferrées sur l’avenue Marcel-Dassault, à Castelnau-le-Lez.

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Le très fréquenté passage à niveau n°39, arpenté quotidiennement par au moins 150 trains, fait partie des trois les plus dangereux du département avec ceux d’Agde et de Baillargues, dont les transformations en pont-rail ont été lancées. Après dix ans d’attente et presque autant de polémiques, le Castelnauvien devrait lui aussi subir un grand lifting : quand le chantier sera bouclé, voitures, piétons, et vélos, passeront sous les voies.

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« Un flux piéton important »

« Une réactualisation de l’étude menée en 2011 a été lancée pour évaluer précisément la faisabilité du projet, et son coût », souligne Frédéric Lafforgue, le nouveau maire de la commune, qui a repris en main l’épineux dossier. Dans quatre à six mois, une fois l’étude réalisée, la machine devrait pouvoir s’enclencher. « Le projet est d’autant plus essentiel, qu’il existe sur ce passage à niveau un flux piéton important qu’il n’y a pas sur les autres, avec la proximité des zones d’activités », note l’élu, qui a défendu la réalisation du pont-rail mardi lors d’une réunion en préfecture, avec la SNCF, RFF et les collectivités locales.

Le passage à niveau de Castelnau-le-Lez.
Le passage à niveau de Castelnau-le-Lez. - N. Bonzom / Maxele Presse

« On est évidemment à fond pour le projet, explique Jonathan Di Ceglie, le gérant de la salle d’escalade BlockOut, située à quelques mètres du passage à niveau. Le matin, à 8 h, le nombre de gens qui traversent les voies, pour aller travailler dans les entreprises des zones un peu plus loin, c’est impressionnant… Et puis c’est une demande de nos clients, qui sont très nombreux à prendre le tramway, pour venir à notre salle… »

« En passant dessous, on serait rassuré »

« Depuis ce qu’il s’est passé à Millas,​ on regarde toujours des deux côtés avant de traverser, témoigne une jeune femme de Castelnau-le-Lez, qui emprunte le passage à niveau tous les jours. C’est vrai qu’en passant dessous, on serait un peu plus rassuré. »

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Le calendrier du projet devrait être fixé dans les prochains mois, quand l’étude sera terminée. Le chantier, lui, devrait coûter environ 14 millions d’euros. Le maire de la ville s’est engagé à apporter 5 % du prix. Les autres collectivités et l’État paieront le reste.

Et si les logements ont poussé comme des champignons dans le coin depuis l’étude de 2011, la commune assure que les constructions ont toutes été faites en tenant compte des emprises nécessaires pour pouvoir mettre en chantier le pont-rail tant attendu.