Montpellier: Un microsatellite conçu au Centre spatial universitaire décolle ce mardi matin

ESPACE En partenariat avec une école russe, une quinzaine d’étudiants ont fabriqué une « expérience » embarquée dans l’engin...

Nicolas Bonzom

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Des étudiants suivent le trajet d'un nanosatellite au centre spatial universitaire de Montpellier.
Des étudiants suivent le trajet d'un nanosatellite au centre spatial universitaire de Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Baumanets est un microsatellite de 80 kg, développé entre la France et la Russie.
  • En France, ce sont des étudiants de Montpellier qui ont travaillé dessus.
  • L’engin sera lancé ce mardi à 6h40, heure française, depuis la Russie.

Ce mardi à 6h40, heure française, tout le monde retiendra son souffle au Centre spatial universitaire de Montpellier. Depuis le cosmodrome Vostotchny, en Russie, Baumanets 2 décollera enfin, direction l’espace, après des années de travaux… et d’attente.

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Baumanets 2, c’est le nom d’un microsatellite d’environ 80 kg, développé, entre 2010 et 2013, par l’université de Montpellier et la prestigieuse École technique d’État de Bauman-Moscou, en Russie. Depuis, dans l’Hérault, on attendait avec une certaine impatience que les Russes se décident à envoyer leur bébé de métal dans l’espace.

Mesurer les effets des radiations sur les composants électroniques

« Nous croisons les doigts pour que tout se déroule au mieux, confie Laurent Dusseau, le directeur du Centre spatial universitaire de Montpellier. Dans le spatial, on n’est jamais à l’abri d’un problème… Mais le lanceur russe est réputé comme l’un des plus fiables. »

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Sur le campus héraultais, une quinzaine d’étudiants ont contribué à la conception d’une « expérience », embarquée à l’intérieur de l’engin. « Son objectif est de mesurer les effets des radiations sur des composants électroniques », note Laurent Dusseau. Autrement dit, les étudiants et les chercheurs vont pouvoir suivre le comportement de tout un attirail électronique face au voyage difficile qu’ils vont subir pendant les prochains mois.

Deux étudiants fabriquent un nanosatellite.
Deux étudiants fabriquent un nanosatellite. - N. Bonzom / Maxele Presse

Parmi les meilleurs

Et si c’est le Centre spatial universitaire de Montpellier qui a hérité de ces recherches, c’est qu’il est aujourd’hui l’un des plus performants du monde. En 2006, il fut le premier en France à atteler des étudiants à la conception de nanosatellites. Et les premiers à concrétiser leur œuvre, en mettant sur orbite Robusta (c’est son petit nom) en 2012.

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« Depuis, d’autres centres ont suivi [comme Toulouse ou Grenoble]. A Montpellier, nous avons réussi à nous faire une place de choix en Europe et dans le monde », se félicite Laurent Dusseau. Cet été, l’ESA, l’agence spatiale européenne, avait distingué les projets montpelliérains comme parmi les meilleurs en Europe. Ce mardi, le décollage vers d’autres cieux de Baumanets 2 est à suivre en direct  ici. Et ici, aussi.