VIDÉO. Montpellier: Du Bénin aux clubs de rugby, la success story de Matahi, le baobab en bouteille

ECONOMIE L'entreprise Matahi, lancée il y a près de cinq ans, écoule aujourd'hui 300.000 breuvages chaque année...

Nicolas Bonzom

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Raphaël et Alexandre, les fondateurs de la boisson au baobab Matahi.
Raphaël et Alexandre, les fondateurs de la boisson au baobab Matahi. — Matahi
  • Matahi est une entreprise créée par deux ingénieurs agronomes.
  • Ils ont lancé il y a cinq ans la première boisson bio au baobab.
  • Leur produit baobab et mangue a été élu meilleur produit bio de l'année.

Leur pari sur le baobab aura porté ses fruits : il y a bientôt cinq ans, deux ingénieurs agronomes lançaient la première boisson bio tirée de la pulpe de ce grand arbre africain.

En 2013, sortaient les toutes premières bouteilles, inspirant particulièrement les rois du cocktail à Montpellier. Depuis, Raphaël Girardin et Alexandre Giora, les cofondateurs de Matahi, arrosent les magasins bio et les salles de sport partout en France de leur potion magique aux vertus étonnantes : le fruit du baobab est gorgé d’antioxydants (« sept fois plus que la grenade », assure-t-elle), de vitamine C ou ou de potassium.

Produit bio de l’année

Aujourd’hui, le design des bouteilles de l’entreprise a pas mal évolué, et la gamme Matahi s’est étoffée. Au baobab, le duo d’entrepreneurs associe désormais la mangue ou la fleur d’hibiscus, en plus de sa recette initiale. Celle à la mangue s’est d’ailleurs vue décerner récemment le prix du meilleur produit bio de l’année, par Bio à la une.

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Mais surtout, l’entreprise a lancé sur le marché une boisson bio énergisante pour le sport, en alliant le baobab aux vertus de la Guarana, une baie d’Amazonie. « De grands sportifs utilisent nos boissons, au MHR, où les médecins les conseillent aux joueurs, ou au RC Toulon », note Raphaël Girardin, qui vend environ 300.000 bouteilles tous les ans. Contactés par 20 Minutes, les clubs confirment. Oui, Matahi a été adopté par les joueurs.

« Optimiser la première phase de récupération »

« Grâce à sa richesse en glucides, vitamine C et antioxydants », souligne Charly Fornassier-Santos, le préparateur physique du club toulonnais, cité par l’entreprise. Ces boissons permettraient notamment « d’optimiser la première phase de récupération » des rugbymen. Le navigateur héraultais Kito de Pavant, s’en sert de son côté en pleine mer, quand ses « paupières deviennent lourdes », lors de ses courses en solitaire.

Mais le gros défi de l’entreprise montpelliéraine, c’est son engagement éco-responsable : « Nous sommes en relation avec les producteurs directement, il n’y a pas d’intermédiaire, confie Raphaël Girardin. Pour le baobab, il s’agit d’une coopérative indépendante située au nord du Bénin, qui est gérée par des associations de femmes, qui permet à 400 familles de vivre. Chaque année, les fruits arrivent par bateau. »

Les boissons au baobab chez Air France

Mais les rayons des hypermarchés ne sont pas une fin en soi pour la société, qui met le paquet sur les valeurs. « Ce n’est pas du tout notre objectif », confie le cofondateur.

Autre signe du développement de Matahi : à partir du 1er décembre, la nouvelle compagnie d’Air France, Joon, qui s’adresse principalement aux jeunes, accueillera à bord dans ses cartes de boissons la boisson énergisante au baobab.

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