Montpellier: En installant des ascenseurs, des ouvriers découvrent des vestiges du Moyen-Âge

ARCHEOLOGIE C’est à l’Agora, le centre chorégraphique de la ville, que les trouvailles ont été faites…

Nicolas Bonzom

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Les vestiges de l'Agora sont désormais visibles via un sol en verre.
Les vestiges de l'Agora sont désormais visibles via un sol en verre. — Montpellier Méditerranée Métropole
  • Des ouvriers ont découvert des vestiges archéologiques à l’Agora.
  • Ces restes datent du XIIIème siècle environ, et protégeaient la ville.
  • Ces découvertes sont visibles désormais à travers un plafond de verre.

A l’Agora, le centre chorégraphique de Montpellier, écrin du festival Montpellier Danse, des ouvriers ont découvert par hasard des vestiges de l’ancienne cité médiévale. C’est en plein chantier pour installer des ascenseurs, que ces hommes sont tombés nez à nez avec des restes de ce qu’était la capitale de l’Hérault il y a près de mille ans.

« En perçant sur l’emplacement de l’ascenseur, les ouvriers sont tombés sur un mur de deux mètres d’épaisseur, qui constituait des remparts », a expliqué l’archéologue Jean-Louis Vayssettes. Cette « commune clôture » (c’est son nom), d’une longueur de 2.560 mètres environ, rejoignait vingt-quatre tours, qui protégeait la ville, dès le XIIIème siècle.

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Un plancher de verre

Deux sont encore debouts : la tour de la Babote, qui abrite une place ombragée investie par des bars et des restaurants, et la tour des Pins. Cette enceinte a disparu progressivement dès la fin du XVIIIème siècle, mais des vestiges sont retrouvés de temps en temps, au gré des travaux, dans l’Écusson, comme c’est le cas à l’Agora.

La découverte a été conservée, protégée par un plancher en verre, qui permet de l’observer. D’autres travaux sont prévus dans le centre chorégraphique prochainement. Eux aussi, peut-être, réserveront leur lot de surprises archéologiques…