Montpellier: Un observatoire interactif recueille les galères des cyclistes... et leurs solutions

TRANSPORTS Le collectif Vélocité a mis en ligne un observatoire collaboratif afin de recenser les problèmes à Montpellier. Mais l’outil doit également servir à apporter des solutions…

Jérôme Diesnis

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Le collectif Vélocité a mi en place un observatoire interactif et collaboratif afin de recenser les problèmes liés à la circulation des vélos dans le grand Montpellier et d'être force de proposition
Le collectif Vélocité a mi en place un observatoire interactif et collaboratif afin de recenser les problèmes liés à la circulation des vélos dans le grand Montpellier et d'être force de proposition — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse
  • Le collectif Vélocité a mis en ligne un observatoire interactif collaboratif et afin de recenser les problèmes et de devenir force de proposition.
  • Le principal problème, selon ses concepteurs, tient dans la discontinuité des pistes cyclables.

Rouler à vélo à Montpellier : l’exercice relève parfois du numéro d’équilibriste. « De façon générale, il n’y a pas de vraie conception sur la façon d’aller d’un point de la ville à l’autre », résume Hans Demes, membre du conseil d’administration du collectif Vélocité. Son avis sur la politique municipale pour la pratique de la bicyclette ? Un « peut mieux faire », tout en retenu…

Discontinuité des pistes

Confronté à de multiples difficultés, le collectif a mis en ligne, mardi, un observatoire interactif des problèmes dans le grand Montpellier. Les usagers sont appelés à y localiser et décrire leurs galères. De tout ordre : stationnement gênant récurrent, absence d’aménagement, défaut d’entretien des pistes cyclables ou encore aménagements mal conçus. « Le principal point noir à Montpellier, c’est la discontinuité des pistes, reprend Hans Demes. Mais il y a globalement peu d’axes structurants, de panneaux d’indication ou encore de zones 30. »

L’outil, calqué sur celui de 2 pieds 2 roues à Toulouse, devrait s’enrichir du retour d’expérience des cyclistes. Son intérêt n’est pas seulement de lister les problèmes, mais aussi de tenter d’y apporter des solutions. « Les cyclistes ont souvent de bonnes idées, parce qu’ils sont sur le terrain », reprennent les membres de Vélocité.

Reste à savoir si, comme dans la Ville rose, la municipalité de Montpellier jouera le jeu en s’appuyant sur cet outil participatif pour intervenir et mener les travaux lorsqu’ils seront nécessaires. « Si on pouvait coopérer, ce serait parfait », espère Hans Demes.