VIDEO. Montpellier: C’est officiel, il faudra désormais vivre avec le moustique tigre

PIQUANT Le nombre d'appels à la plate-forme Indigo de l'EID a diminué de façon spectaculaire, résultat d'une acclimation à la présence du moustique tigre dans la région de Montpellier...

Jérôme Diesnis

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Le moustique tigre en plein repas. Illustration
Le moustique tigre en plein repas. Illustration — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

L’évolution du comportement de la population vis-à-vis du moustique tigre a changé : l’Aedes albopictus (son nom de scène), vecteur de différentes maladies, fait un peu moins peur. Par rapport à 2014 et 2015, le nombre d’appel à la plate-forme Indigo de l’Entente Interdépartementale pour la Démoustication du littoral méditerranéen ( EID-Méd) a diminué de plus de moitié (767 de janvier à août 2017, contre 1.778 sur la même période deux ans plus tôt).

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Le total est revenu au niveau de 2013, lorsque sa présence n’était pas aussi importante autour de Montpellier. « Cette espèce est agressive. Lorsque les habitants y ont été confrontés pour la première fois, l’effet de surprise a été important », évoque Grégory L’Ambert, entomologiste médical à l’EID.

La sécheresse depuis six mois a pourtant peu limité sa prolifération. Contrairement à ses cousins autochtones (Aedes caspius, Aedes detritus ou Aedes coluzzii), le moustique tigre est urbain. Il se développe dans les jardins ou encore les coupelles des pots de fleur. Des endroits arrosés par la main de l’homme, à défaut de l’avoir été par l’eau de pluie…

Les PO dépassent l’Hérault

Le moustique tigre n’est pas en voie de disparition. Au contraire, son implantation en France - en Languedoc en particulier - est définitive. Pour Grégory L’Ambert, la baisse des appels est liée à plusieurs facteurs : « Les gens, notamment ceux qui nous ont contactés, ont connaissance des bonnes pratiques pour limiter leur prolifération. Il y a également un phénomène d’acclimatation ». Le moustique tigre fait désormais partie du quotidien des Languedociens aux premiers rayons de soleil.

Arrivé d’Asie en Italie il y a quelques années, il poursuit son invasion vers l’ouest. C’est une première : en août, le nombre d’appels sur la plate-forme de Canet-en-Roussillon (qui couvre les Pyrénées-Orientales) a été supérieur à celle de Fréjorgues (qui gère l’est de l’Hérault). Les Catalans sont à leur tour confrontés à ce voisin encombrant…