L'équipe française de football pour amputés en quête de reconnaissance en Turquie

FOOTBALL Le Montpelliérain Tristan Diaz et l’équipe française pour amputés sont en quête de reconnaissance lors de la Coupe d’Europe en Turquie où ils visent les quarts de finale…

Jérôme Diesnis
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Tristan Diaz (ici lors d'un match amical en salle), amputé à l'âge de 21 ans, évolue comme milieu offensif avec l'équipe française pour amputés qui dispute la Coupe d'Europe en Turquie.
Tristan Diaz (ici lors d'un match amical en salle), amputé à l'âge de 21 ans, évolue comme milieu offensif avec l'équipe française pour amputés qui dispute la Coupe d'Europe en Turquie. — Equipe française de football pour amputés
  • L’équipe française pour amputés dispute la Coupe d’Europe en Turquie où elle vise les quarts de finale.
  • Malgré les vertus mentales pour ses pratiquants, souvent victimes de drames dans leur vie, elle peine à obtenir une réelle reconnaissance.

Lorsque la Marseillaise a retenti pour la première fois, Tristan Diaz a été emporté par une vague d’émotion. Modeste footballeur amateur à Gignac, en district, jamais ce Montpelliérain n’aurait dû porter le maillot d’une équipe tricolore.

La vie en a décidé autrement. En octobre 2012, sa jambe droite a été broyée lors d’un accident du travail. Il avait 21 ans. Un an de rééducation fut nécessaire pour se reconstruire, physiquement, mentalement. « Le sport m’a été d’une aide inestimable ».


Ce soutien moral l’a amené jusqu’en sélection française de football pour amputés : en quête de nouveaux joueurs, le responsable de l’équipe - née dans le Rhône en 2007 - l’avait repéré après avoir contacté son centre de rééducation.

S’est alors posé un autre problème : l’utilisation sur le terrain de béquilles « moins naturel pour moi que pour ceux qui vivent avec en permanence », puisqu’il porte une prothèse. Ce qui ne l’empêche pas de compter une quinzaine de sélections dans cette équipe engagée depuis le début de la semaine en Turquie pour la Coupe d’Europe.

Victoire impérative contre la Belgique

« On doit sortir des poules pour obtenir un début de reconnaissance », reprend-il. Il n’existe pas en France de championnat structuré, à l’inverse d’autres nations. « On a du mal à être visibles, à recruter de nouveaux joueurs que j’invite à se manifester sur notre Facebook. »



Battue par Pologne (1-5), l’un des favoris de la compétition avec la Turquie et la Russie, l’équipe peut y croire après son nul contre l’Italie (0-0) ce mercredi. Son avenir passe par un succès contre la Belgique ce jeudi. Histoire de se signaler à la fédération handisport qui ne les reconnaît pas. Ce qui freine considérablement leur développement.