VIDÉO. Languedoc : Trois questions sur le contournement ferroviaire entre Nîmes et Montpellier

TRANSPORTS Pourquoi ? Quand ? Et comment ? «20 Minutes» vous dit tout sur cette ligne nouvelle...

Nicolas Bonzom
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La ligne nouvelle entre Nîmes et Montpellier vue du ciel.
La ligne nouvelle entre Nîmes et Montpellier vue du ciel. — Oc’Via – Y. Brossard
  • Le contournement doit permettre de relier Paris à Montpellier en 3 h.
  • La rame d’essais a terminé son travail, le fret doit être mis en service en décembre.
  • Les voyageurs, eux, circuleront à partir du 8 juillet.

Dans quelques mois, le contournement ferroviaire, évoqué par le schéma directeur des lignes à grande vitesse pour la première fois en 1992, sera mis en service entre Nîmes et Montpellier. Alors qu’une rame d’essais a sillonné le tronçon une bonne centaine de fois pendant l’été, 20 Minutes répond aux questions que l’on se pose sur ce projet pharaonique, qui va quelque peu bouleverser le visage des transports en Languedoc.

A quoi cela va servir ? Ce « maillon » supplémentaire, composé de 80 km de ligne nouvelle à grande vitesse, reliera à terme les futures gares de Manduel, du côté de Nîmes et d’Odysseum (baptisé Sud de France), à Montpellier. « Il permettra de relier Paris à Montpellier en 3 heures », souligne Thierry Parizot, le directeur général d’Oc’Via, entreprise chargée de concevoir la ligne depuis 2012, et d’en assurer le fonctionnement et la maintenance durant vingt ans. Trois heures, au lieu de 3 h 20 à 3 h 30 aujourd’hui pour les voyageurs. Côté vitesse, les TGV circuleront à 220 km/h (même si la ligne a été réalisée pour pousser jusqu’à 300 à 330 km/h), les trains de fret de 100 à 120 km/h.

L’ouverture, c’est pour quand ? Les trains de marchandises seront les premiers à arpenter la nouvelle ligne, à partir du 10 décembre prochain. « Dès la première semaine de mise en service, une quarantaine de trains de fret circulera chaque jour », reprend Thierry Parizot. Et pour les TGV de voyageurs, c’est programmé pour le 8 juillet. Mais tant que la future gare de Manduel, du côté de Nîmes, ne sera pas opérationnelle, ils seront encore peu à emprunter cette ligne. Son ouverture est espérée fin 2019.

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Combien cela coûte ? La ligne seule bénéficie d’un financement de 1,8 milliard d’euros, dont 594 millions d’euros de subventions publiques de SNCF Réseau et des collectivités, parmi lesquelles la région Occitanie, le département du Gard, la métropole de Montpellier et l’agglomération de Nîmes. Avec les deux futures gares construites des deux côtés du Vidourle, l’enveloppe grimpe à près de 2,3 milliards d’euros.