Gard: Accusée de «discrimination» par un maire FN, Carole Delga dénonce une «instrumentalisation»

JUSTICE La défense de l’élue a assuré que le lycée ou la desserte ferroviaire avait été refusés à Beaucaire pour des motifs « objectifs »…

N.B. avec AFP
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Carole Delga.
Carole Delga. — SIPA

Un procès très politique a occupé le tribunal correctionnel de Nîmes, mardi : le maire FN de Beaucaire, Julien Sanchez, poursuivait la présidente PS d’Occitanie, Carole Delga pour « discrimination en raison des idées politiques ». Le refus d’implanter un lycée dans sa commune est notamment au cœur de la plainte de l’élu gardois.

Représentant la municipalité FN, l’avocate Sylvie Josserand a dénoncé le « refus opaque » de signature du contrat de ville qu’aurait opposé Carole Delga, parlant de « motifs discriminatoires » qui auraient provoqué une « rupture d’égalité » avec d’autres communes. Elle a attribué cette attitude à de « médiocres calculs partisans ».

Une « instrumentalisation » de la justice

L’avocat Gilles Gauer, représentant la présidente de la région, absente à l’audience, a pour sa part accusé la partie adverse de chercher à « créer un événement politique », en se livrant à une « instrumentalisation » de la justice. Fustigeant ceux qui « font de la politique devant les tribunaux », il a plaidé l’irrecevabilité et la relaxe, rapporte l’AFP.

Selon la défense, le document aurait été signé, mais la région aurait tout simplement refusé le lycée, le centre de formation des apprentis et la desserte ferroviaire pour des « motifs objectifs et non discriminatoires ». Le jugement est en délibéré au 14 décembre.