Nîmes: Quatre jeunes pirates de l'A9 déférés devant la justice

FAITS DIVERS Âgés de 21 à 26 ans, ils sont soupçonnés d’avoir participé, entre le 21 juillet et le 13 septembre, à une dizaine d’attaques très violentes visant des touristes étrangers…

20 Minutes avec AFP
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Le gang visait des voitures de luxe sur l'A9 et l'A7.
Le gang visait des voitures de luxe sur l'A9 et l'A7. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Ils sont soupçonnés de quatre «attaques avérées» et six tentatives commises sur des bandes d’arrêt d’urgence et des aires de l’A9 et de l’A7.
  • Deux véhicules étaient volés pour commettre chaque attaque.
  • Les agresseurs s’en prenaient à des véhicules haut de gamme, immatriculés à l’étranger (Allemagne, Suisse, Luxembourg, Autriche).
  • Violemment percutées, les voitures étaient prises en tenaille par les assaillants, et leurs propriétaires attaqués à coups d’extincteurs et de barres de fer.

Quatre jeunes hommes ont été déférés jeudi devant un juge de Nîmes pour une dizaine d’attaques extrêmement violentes perpétrées essentiellement contre des touristes étrangers sur l’autoroute A9 au cours de l’été, a indiqué le procureur de la République de Nîmes.

« Multirécidivistes de la délinquance »

Âgés de 21 à 26 ans, ces hommes sont présentés à un juge d’instruction pour « vols avec armes, vols en bande organisée, association de malfaiteurs, vols en réunion, vols simples » à la suite de l’ouverture d’une information judiciaire début août, a précisé Erick Maurel lors d’une conférence de presse. « Tous sont multirécidivistes de la délinquance », a-t-il ajouté.

Sept hommes avaient été interpellés dimanche matin dans le quartier défavorisé de Mas de Mingue à Nîmes et un autre à Alès (Gard) lors d’une opération qui a mobilisé 80 gendarmes, ont indiqué Erick Maurel et le commandant du groupement de gendarmerie du Gard, le colonel Stéphane Lacroix. L’un d’entre eux s’est blessé gravement en cherchant à s’enfuir par la fenêtre lors de son arrestation et est à la fois incarcéré et hospitalisé, a-t-on appris de mêmes sources.

Bandes d’arrêt d’urgence et aires d’autoroute

Lors de perquisitions, « des pistolets Sig-Sauer - armes de catégorie A -, et 700 grammes de résine de cannabis », ont été saisis, a précisé le procureur. Quatre des hommes arrêtés ont été remis en liberté à l’issue de leur garde à vue.

Les quatre hommes déférés sont soupçonnés d’avoir participé entre le 21 juillet et le 13 septembre à 10 « faits de piratage » : quatre « attaques avérées » et six tentatives commises sur des bandes d’arrêt d’urgence et des aires de l’A9 et de l’A7 dans le Vaucluse, le Gard et l' et une agression commise dans la périphérie de Nîmes sur un homme âgé de 86 ans qui s’est vu prescrire 45 jours d’ITT, selon les mêmes sources.

Un mode opératoire toujours identique

Pour les attaques sur l’autoroute, le lieutenant-colonel François Devigny, commandant la section de recherche de Nîmes, parle d’un « mode opératoire toujours identique » : deux véhicules étaient volés pour commettre chaque attaque, quatre hommes y participaient.

Un véhicule de prix, voire de luxe, immatriculé à l’étranger (Allemagne, Suisse, Luxembourg, Autriche) était « percuté très violemment » puis « pris entre les deux véhicules » des assaillants. Les agresseurs cagoulés attaquaient alors les occupants à coups d’extincteurs et de barres de fer. « La terreur de ces gens-là a dû être immense », a relevé le procureur. Les « pirates » de l’autoroute repartaient ensuite avec le véhicule de leurs victimes. La voiture était généralement brûlée après avoir été vidée de son contenu.