Montpellier fait des folies avec son architecture

ARCHITECTURE La folie divine est le dernier des bâtiments atypiques de Montpellier, qui continue à cultiver son amour pour les immeubles d’architectes…

Jerome Diesnis

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La folie divine, inaugurée le 21 septembre 2017, est un immeuble de 9 étages et 32 mètres de haut situé dans le quartier des jardins de la Lironde. Lancer le diaporama
La folie divine, inaugurée le 21 septembre 2017, est un immeuble de 9 étages et 32 mètres de haut situé dans le quartier des jardins de la Lironde. — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse

En mai 2016, Montpellier avait échoué en finale des prestigieux Urbanism Awards 2017, un trophée remis par The Academy of urbanism, qui en aurait fait la capitale européenne de l’urbanisme. La préfecture héraultaise, il est vrai, donne une place importante aux architectes. Le quartier Port-Marianne, notamment, est un catalogue à ciel ouvert.

Jeudi, c’est une folie qui s’est dévoilée sous les yeux des Montpelliérains, issue de la volonté de l’ancienne municipalité d’Hélène Mandroux (PS), et son adjoint à l’urbanisme Michael Delafosse. Leur idée était de s’inspirer des folies du XVIIIe siècle, de belles demeures éparpillées dans la ville, pour créer des folies du XXIe siècle. Un parcours dans Montpellier avec des bâtiments remarquables auquel Philippe Saurel (DVG) avait décidé de mettre un coup d’arrêt sitôt élu. Mais si le programme est arrêté, la première folie est belle est bien sortie de terre. L’occasion de revenir sur quelques-uns des plus beaux bâtiments de ces trois dernières années.

La folie divine

C’est la dernière folie de Montpellier. La folie divine, bien nommée, a été inaugurée ce jeudi. Les premiers propriétaires en prendront possession le 27 septembre. Mitoyen de l’avenue du mondial 98, l’immeuble de neuf étages et 32 mètres de hauteur s’élève au-dessus des jardins de la Lironde. Un quartier de 2.000 habitants. « Toute la difficulté a été d’arriver à rendre possible l’audace architecturale », détaille Fabrice Desrez, directeur de la société Les nouveaux constructeurs.

Vendu à 4.600 euros le mètre carré, La folie divine « se situe dans le prix du marché », selon Fabrice Desrez. « La difficulté était de tenir des coûts de construction, sans qu’ils ne soient prohibitifs. Dès qu’il y a des courbes, c’est très compliqué. » L’architecte Farshid Moussavi et les constructeurs ont tenu leurs engagements.

L’arbre blanc

Il s’agit de la seconde et dernière folie du XXIe siècle. Les balcons de l’arbre blanc, imaginé par l’architecte japonais Sou Fujimoto, en partenariat avec Nicolas Laisné et Manal Rachdi, s’apprêtent à défier les lois de la gravité. Le bâtiment est en construction. Sa livraison est prévue pour 2018. Situé dans le rond-point de Richter (sur l’allée du capitaine Dreyfus), ses 18 étages s’élèveront sur 55,30m de haut.

Le nuage

Un peu plus loin, sur l’avenue Raymond-Dugrand, le Nuage de Philippe Starck est une bulle futuriste de 3.000 m2 d’équipements et de services. Inauguré le 1er octobre 2014, il contient restaurant, salle de fitness et même une piscine.

Le Koh-I-Noor

A Port-Marianne, les immeubles poussent comme des champignons. Tous plus futuristes les uns que les autres. Le Koh-I-Noor, a été inauguré le 17 février. Les panneaux renvoient une montagne de lumière (la traduction perse du plus pur et plus célèbre des diamants éponyme), comme le voulait son architecte Bernard Bühler.

Le Liner

Plus loin, à Pérols, avec la Sud de France Arena, le Liner livré en juin 2015, s’élève sur 34,47 m. Il a été construit par A + Architecture. Il doit être le bâtiment phare du projet Ode à la mer. Il est pour l’instant encore seul, en attendant que le quartier ne prenne vie.