VIDÉO. Montpellier: 15.000 euros d'amende requis contre Stéphanie Jannin, ex-candidate LREM

JUSTICE L'ancienne adjointe de la ville comparaissait lundi soir pour prise illégale d'intérêt...

N.B. avec AFP

— 

Stéphanie Jannin, élue à Montpellier.
Stéphanie Jannin, élue à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

Stéphanie Jannin s’est présentée tard lundi, devant le tribunal correctionnel de Montpellier. La faute à un programme judiciaire chargée. L’élue à l’urbanisme de la capitale de l’Hérault, suspendue de ses fonctions avant l’été par le maire Philippe Saurel (divers gauche), comparaissait pour des soupçons de prise illégale d’intérêt.

L’ancienne candidate investie par LREM aux dernières élections législatives avait été rattrapée par la justice deux jours avant le 1er tour du scrutin. Stéphanie Jannin avait échoué au 2e tour face à Muriel Ressiguier, candidate de la France insoumise.

« Toujours très transparente »

Elle comparaissait notamment pour avoir voté, en tant qu'élue à Montpellier, des subventions en faveur d'une association présidée par son compagnon.

En outre, la justice lui reproche également d'avoir voté un avenant à un marché de construction de logements sociaux, d'un montant de 70.000 euros, obtenu par une société dont elle avait été salariée précédemment. A la barre, l'ex-élue a expliqué qu'« à aucun moment elle n'a pris une décision, n'a pris part à un vote qui n'ait été guidé par l'intérêt général », a rapporté à l'AFP son avocat, Gilles Gauer, qui a plaidé la relaxe.

« Elle a toujours été très transparente sur ses éventuels intérêts et [soucieuse] de ne jamais se trouver en conflit [d'intérêts] », a ajouté son conseil, précisant qu'il « ne s'agit nullement de suspecter un enrichissement personnel, il n'y en a pas ».

>> A lire aussi : A Las Rébès, des «Zadistes» occupent le terrain jour et nuit

« Rétablir un certain nombre de vérités »

Le procureur a requis 15.000 euros d’amende à l’encontre de Stéphanie Jannin et 5.000 euros à l’encontre de son compagnon. La justice rendra sa décision le 4 décembre.

A sa sortie du tribunal, l’ex-première adjointe s’est refusée à tout commentaire face à la presse, soulagée cependant de « pouvoir rétablir un certain nombre de vérités ».