Montpellier: "Armé" d'un sécateur, le viticulteur menace un policier, il écope de dix mois avec sursis

JUSTICE Un viticulteur avait menacé des agents de la MSA et un policier avec un sécateur électrique lors d’un contrôle de l’inspection du travail. Le procureur avait requis de la prison ferme…

Jerome Diesnis

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Un agent de la Police aux frontières (PAF).
Un agent de la Police aux frontières (PAF). — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN AFP

Un viticulteur de Saint-Mathieu-de-Tréviers, commune proche de Montpellier, a été condamné à six mois de prison avec sursis, 2.000 euros d’amende et 10.000 euros de dommages et intérêts pour « violences aggravées » par le tribunal correctionnel de Montpellier.

Le 16 mars, un contrôle sur l’exploitation de son fils, mené par un agent de la Mutuelle Sociale Agricole (MSA), accompagné de l’inspection du travail et de la police aux frontières, avait dégénéré.

Une centaine de collègues en soutien

Le viticulteur retraité âgé de 73 ans, sans antécédent judiciaire, avait menacé les cinq personnes présentes, notamment le policier, avec un sécateur électrique. « Je vais te planter », aurait-il notamment lancé au représentant de la MSA.

Le représentant de la police aux frontières avait dû sortir son arme pour faire baisser la tension. « Mon client est un homme honnête qui n’a pas eu l’intention de faire du mal aux agents de contrôle, avait expliqué Bernard Prunet, l’avocat du viticulteur soutenu par une centaine de collègues lors de son procès le 3 juillet. Le tout sur fond de crise viticole face à la concurrence des vins espagnols.

Faciliter l’identification de l’origine des vins

La filière viticole Jeunes Agriculteurs Occitanie et des représentants de la grande distribution doivent notamment signer jeudi un manifeste des bonnes pratiques. Les viticulteurs souhaitent faciliter l’identification de l’origine des vins pour le consommateur et valoriser la production locale.

Le procureur avait réclamé six mois de prison ferme et 2.000 euros d’amende.